Cunt'n'paste 2 (Royaume-Uni)

La petite obscénité anglaise est de retour.

Bien que très raw, old school et tranché, ce zine ne m'avait pas déplu. Le ton changeant un peu de ses petits camarades, et puis toujours ce coté anglais déjanté dans le propos.

Toujours ce coté désorganisé, des chros à droites à gauche, quelques chros de concerts nous rappelant que l'Angleterre est une nation d'alcooliques. Du bon cut n' paste... vive les rehearsals tapes et grâce à ce zine tu as les tablatures de rise of the black moon de Archogoat (merci les gars sans vous on n'aurait pas trouvé comment jouer ce subtil morceau). Peu d'inties pour un numéro presque aussi épais car blindé de petites chroniques, à l'avis bien tranché, pas toujours axé nouvelles sorties : Sadomator, Cemetary Urn (bien joué, bon groupe), cacodaemon, odium, aquer, deceptor, ironfist.

La sentence de TSOTL : Un peu trop décadent pour son propre bien, le zine cultive une bonne ambiance, et je dois avouer que même si les groupes/styles couverts ne sont pas ma tasse de thé, je le lis avec plaisir. Sans doute ce coté barré qui fait pardonner quelques travers !



Cunt'n'paste 3 (Royaume-Uni)

Retour rapide pour ce compatriote des auteurs de «la vie de brian», toujours dans une veine un peu désaxée mais surtout cinglante et touchant parfois à l'absurde comme seule les anglais savent le faire. Un surplus d'interviews pour ce numéro 3, le reproche qu'on pouvait faire au 2 ers numéros étant le peu d'interviews. Par contre moins de chros...

Les chros sont toujours aussi sympa, Callum n' a pas sa langue dans sa poche mais évite l'écueil de balancer des vannes pour balancer des vannes (bonne chro de tyrant blood). Assez «érudit» ces chros sont courtes mais efficaces...à noter une page sur order from chaos, quelques concerts chroniqués et la classique double page d'hommage à une vieillerie sud américaine (avec chro dithyrambique, tablature et paroles !): ici Parabellum. Plus un set de 21 questions pour gagner un truc...et pas des questions de pd...même les mecs de Nifelheim ne pourraient répondre à toutes...RAS coté intie, propre et sympa à lire, Tribulation plus bavard que d'habitude, Bloody sign toujours un bon candidat, Bastard Priest réaliste...c'est sur qu'à coté les crétins ultra orthodoxes evoool de Profaner rendent l'exercice inutile. Au final un zine toujours personnel...au design démoniaque...coté style pas de changement par rapport au 2 ers numéros, le metal doit être morbide et plein de vieux clous rouillés...

Inties : karnarium, scythian, tribulation, salute, unholy crucifix, bloody sign, nocturnal evil, bastard priest, profaner, prosanctus inferi, slaughtbbath

La sentence de TSOTL : dans la droite lignée des 2 ers issues, mangez en...Forget wagner antichrist ! only richard is real ! 80's are out...1880's are in ! <



Cunt'n'paste 4 (Royaume-Uni)

Bon je me rends compte que cette section de review de zines fini par tourner autour des mêmes zines. Pour le coup en plus c'est généralement du positif. Cela ne va pas changer avec ce nouveau numéro du zine Anglais Cunt n' paste. L'esprit déjanté est toujours là. A fond dans son délire mais faisant preuve de recul, de maturité et d'humour, ce zine anglais est toujours un plaisir à lire même si je ne suis pas à priori fan des groupes qu'il couvre. Bestial, cru et brutal dans ses gouts, Cunt n'paste n'en est pas pour autant un des ces zines ultra orthodoxes et chiant prétendant diffusé la paroles des grands anciens. C'est même assez fin je dirais. A noter quelques changements puisque le volume d'intie a considérablement augmenté. Bien pensées et sérieuses mais sans être prise de tête, ces inties sont assez «rafraîchissantes». Au cours de celle-ci, Callum essaie de saisir la vision de la musique de l'auteur, sans non plus rentrer dans le mystique mais via des métaphores souvent frappantes (et parfois bien marrantes). Autres changements, moins de chro mais plus développées, le ton reste identique par contre. Ajoutons un casting qui ne fait pas dans le battu et rebattu.

intie: arcana coelestia, black grail, cruel force, murkrat, negative plane, nocturnal blood, nocturnal graves, persecutor, procession, ritualization, sauron, et des inties vraiment poussées des éditeurs des zines: morbid tales, necroscope, temple of adoration et the sinister flame. Pas mal de reviews de festivals/concerts, un article sur un perso de BD de Georges Pichard.

Les inties des éditeurs sont bien faites (zou 45 minutes passés comme une lettre à la poste) et je trouve (surtout avec Devilment) qu'elles permettent de mieux saisir le pourquoi de leurs créations ainsi qu'une vue réfléchie et intrinsèquement purifiante du death/black etc. Cela me conforte aussi dans une certaine lecture que j'ai du revival death old school actuel. Si les dieux du passé semblent bêtement pompés, je trouve que certaines groupes de cette seconde vague (teitanblood, necros christos, kaamos, grave miasma etc), sous des dehors d'hommage sont en fait des évolutions du death. Les pièces maitresses du passé étaient des monuments d'énergie, souvent adolescente, d'impulsions morbides irréfléchies. Les quelques groupes que j'ai mentionné, semblent eux avoir saisi la lumière sombre issu de ce premier chaos pour la capturer, l'invoquer voir l'assombrir. Le tout en embrassant une vue plus complète (lyrics, visuelle). J'y vois donc une évolution en ce sens que c'est un pas vers la maturité. A l'instar de la 1ere vague de death, tout ceci attire le chaland, de par sa qualité, mais surtout le novice irréfléchi... Celui-ci appliquera des recettes, des schémas , les transforment de fait en stéréotype. En résulte une trend qui provoquera la mort de tout ceci...mort du à l'absence de feeling, feeling sans lequel la musique n'est RIEN. Mais la musique qui en est chargée elle restera, et l'esprit du death rejaillira...peut être encore invoqué de manière plus morbide et adulte...mais surtout avec du feeling.

La sentence de TSOTL : plein de personnalité, assez creusé quand on y pense, dévoué au metal le plus sombre et cru mais de manière adulte et honnête. Callum a un style personnel et assez efficace. Erudit et fort d'une vision des choses sans être pour autant pompeux.