Wrathprayer - The Sun of Moloch: The Sublimation of Sulphur's Essence Which Spawns Death and Life - 2012 (Nuclear War Now)

Track listing :
9 titres

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Un sponsoring Nuclear War Now, une cooptation du mythique Ross Bay Cult, un style blasphématoire, un artwork magique et occulte très réussi (de Denis Forkas, regardez donc ce qu’il fait par ailleurs)...pour sur les chiliens de Wrathprayer sont alléchants.

Reposant sur une bonne balance entre death primaire et vieux black metal, le style déployé est simpliste, basant tout sur l’ambiance se voulant occulte et bestiale. La reverb est de mise, soulignant un son épais et puissant, pas de production raw ici bas. Les vocaux lointains contribuent au coté bestial. Wrathprayer n’hésite pas non plus à se vouloir doom pour poser une ambiance puissante, prenante, cérémonielle...et terriblement classique.

Sur le papier, et le 1er titre, la recette fait mouche. L’originalité n’étant pas l’objet du release, les piliers sont donc la conviction, l’ambiance dégagée et le riffing. Et c’est là que ça se gâte un peu. Si le groupe a un truc, il n’en reste pas moins un coté appliqué et orthodoxe, un manque de débordement sonore, sans doute symptomatique d’une approche un peu scolaire. On ajoute des titres finalement assez longs et l’album prend un atour soporifique. Sans doute qu’individuellement, grâce au son et à l’ambiance chaque titre serait sympa, mais accolés (acculés ?) les uns aux autres, il finit par en ressortir une impression de longueur et, fatalement, de déjà vu. Et en plus, certains titres sont vraiment trop des covers/riffs vite faits pour être marquants (the Annunciation... si c’est pas du 1000 fois entendu ! et ça dure 5 minutes en plus...). Bref, avoir les oripeaux de l'attitude et les soutiens qu’il faut n’est pas suffisant. La recette est certes a peu prés appliquée avec classe, gout et recherche esthétique certaine. Mais Wrathprayer n’est pas assez possédé par la folie démoniaque pour être plus marquant que cela selon moi. Le vernis est là mais le temps en a vite raison...dommage car le groupe arrive parfois à poser un style non seulement bestial mais habité d’un sorte de transe primaire et magique.

Les afficionados et autres orthodoxes apprécieront...je l’ai écouté quelques fois mais en dehors du fait qu’on a envie de le trouver bon (covers, attitude, son, quelques bons plans), qu’il y a un truc un peu particulier, on se rend compte en étant moins naïf que nous ne sommes pas en présence d’un album maitre de cette scène. Bref même verdict que pour Pseudogod...