Vomitor - Bleeding the priest - 2002 (Metal blood music)

Tracklisting:
1. Funeral Dirge + Hunter for Blood
2. Cry from the Underground
3. Reapers Carrion
4. Pain of Death
5. Bleeding the Priest
6. Terminal Torture
7. Mx Warrior
8. Megalomaniac

10/20

Vomitor : un nom qui tue.
Le groupe : 3 aussies à cartouchieres, veste à patches et casque allemands ; ex Gospel of the Horns ou Spear of longinus (pouark)
Le label : metal blood music, 3 releases en tout dont un bestial mockery

La prod est bidon, disons kitsch (tout est audible), les guitares fleurent bon le thrash du début des 80’s que ce soit au niveau du son que des riffs ultra old school joués à 200 à l’heure. On ajoute une voix démoniaque ultra chargée de reverb (sort des chiottes raymond ! t’es trop loin du micro) sortant un peu n’importe quand au cours des morceaux ! Et n’oublions pas le batteur, incroyable de manque de technique et de temps à temps à la peine pour être synchrone avec les grattes (à moins que ce ne soit le contraire). Ca fleure parfois bon les zicos sous bières enregistrant tout en une prise pour pas claquer les 500 dollars filé par le label sous peine de plus pouvoir acheter à boire pour feter l’album ! Cette tendance à bière doit expliquer les superbes soli, sorte de gloubi boulga en hommage au soli déjanté de Slayer ainsi qu’une mise en place parfois limite quand bien même sur la fin le groupe se fend d’un Megalomaniac de plus de 6 minutes qui les ferait presque passer pour des virtuoses. Bref « Bleeding the priest » est un monument d’attitude. S’il avait était un side project de bourges norvégiens j’aurais hurlé à l’arnaque kitsch et à la recherche de vintage mais quand on voit les types derrière Vomitor mieux vaut y avoir un vrai monument d’attitide.

Une bonne marade, au final, les mecs se lachent vraiment sans complexes et ça m’arrache un gros sourire. Mais j’avoue, j’ai honte, que de temps un temps je me fait un petit « Reapers Carrion » avec plaisir, une 33 export à la main of corpse ! Bref quitte à y aller autant y aller et je prefere ça à un Aura noir ou un Atomizer... un peu dans le délire Toxic Holocaust.

A ne pas prendre au sérieux donc mais comme un gros fuck au bon gout et à l’innovation au nom du metal/thrash dans tous ce qu’il a de plus kitsch, d’écervelé et d’allemand ! Bref une musique et une attitude destinées à des hordes soulées à bière pour des shows ultimes !

Je comprendrais que ce disque puisse déclencher les rires, c’est le cas chez moi... et ce n’est pas la débauche d’énergie et quelques plans vraiment ultimes qui me feront changer d’avis sur cet album finalement un peu longuet: anachronique et anecdotique. Les connaisseurs saisiront l’ampleur des dégats si je précise que le groupe a depuis sorti un split (un vynil évidement) avec Bestial Mockery, Nocturnal et Toxic Holocaust appelé Outbreak Of Evil chez Nuclear War Now !