Undergang - Indhentet Af Døden - 2010 ( Autoprod )

Track Listing :

1. Englemagersken
2. Dødshymne
. Opslugt Af Mørket
4. Evigt Lidende
5. Tvangstanker
6. Forkullede Rester
. De Dødes Passage
8. Indhentet Af Døden

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Peu connu pour sa scène death, se résumant pour moi aux tous débuts de Illdisposed et Iniquity, voici que le Danemark nous pond Undergang (à ne pas confondre avec les pandas du même pays). A l'instar des débuts de Illdisposed, Undergang en jette de suite de par un son écrasant, un style lourd et gras. Old school pour sur, le groupe enchaine les riffs lourdingues avec un certains groove à l'ancienne. De ce point de vue là, la prod est très réussie: compact, un vrai impact, une basse présente, un growl monotone relayé au second plan...bref un coté ultime et étouffant contribuant à une violence palpable.

Assez jouissif, Undergang s'avère un peu longuet sur tout un album car il ne pousse pas assez les atmosphères morbides sur les passages doomy et n'a que trop peu d'éléments de variétés, en dehors d'un intro acoustique sur le title track. Bref il manque quelques touches qui auraient rendu le tout plus remarquable. Après, il est vrai qu'une bonne grosse tarte au gras bien faite dans la gueule c'est déjà pas mal. Undergang lorgne plus vers le death grind à l'ancienne que vers un hommage aux dieux de la mort. Les racines punk hardcore du trio se font donc parfois sentir via ce groove. Une référence serait le morceau « Vesuvio » de Illdisposed mais sonnant plus organique et puissant, un peu dépouillé de ce coté synthétique lié à la voix et à la batterie chez Illdisposed. En y reflechissant, il y a du « Submit » mais en chouille plus putride et sans les soli/coté mélodiques. Pour autant on n'atteint pas les coté morbides que Illdisposed pouvait touchait sur son excellent premier album façon « with the lost souls on our side ». Undergang n'hésite donc pas à accélérer dans des parties façon bulldozer et s'avere plus porté sur la brutalité pure que sur les ambiances. Par contre il n'y a pas ce coté mécanique brutal death qu'avait parfois Illdisposed.

Quoique classique, il n'en reste pas moins un album dans lequel se complairont les amateurs de Obituary, Bolt Thrower, des débuts de Illdisposed, pourquoi pas plus marginalement Rottrevore ou certaines parties lourdes de Impetigo. C'est donc logiquement que j'ai apprécié ce style au groove de mammouth, finalement peu pratiqué.