Axis of Advance - The List - 2002 (Osmose productions)

Tracklisting:
1. Annihilation
2. The Torture
3. Sacrifice
4. Massacrion
5. Namination
6. Supremincer
7. RetAllahttack
8. Shifter

14/20

L'imagerie utilisée par le groupe mais surtout leur batteur, l'ex conqueror et tête pensante, quoique le terme ne me paraisse pas approprié, de Revenge, laisse à penser qu'on va avoir droit à du war metal, du vrai dans l'esprit d'un Conqueror.

Effectivement l'ambiance est violente et nos joyeux compères arrivent à mettre en musique des concepts bien guerriers. Le titre d'ouverture est une tuerie dont l'intro fait bien monter la pression. Sensation de vitesse et de furie....ouch..Pour autant l'album a beaucoup plus à offrir qu'un Revenge, désolé je n'accroche pas ce groupe. La production si elle demande un peu de temps d'adaptation et manque quand même de basse, est déjà moins brouillonne permettant de distinguer un travail de riffs s'avérant finalement assez fouillé pour le style (ce n'est pas du necrophagist non plus). Sans être non plus technique, ça change pas mal, et c'est tant mieux vu la durée des titres. Je dirais même que AOA ne fait pas que bourriner, on note de ci de là une tendance à la mélodie. Sur Supremincer par exemple, un titre dédié à Sodom, et ses quelques riffs que n'auraient pas renié un Ancient (1er album pas les autres bouses) ou d'autre groupes norvégiens. Le rendu est bon avec le style particulier de Read genre barrage d'armes à feu. Du coup certaines lignes vocales ne sont pas qu'aboyées et collant au riffs, apporte une dimension catchy immédiate. A la limite si on passe outre la batterie et la voix écorchée genre je vomis ma haine, le refrain de RetAllahttack est trop mélodique pour moi mais c'est bien le seul moment. Ce titre a d'ailleurs un break assez sympa voir planant. Quand on y pense on se rend compte qu'on a à faire à du metal extrême tout simplement Le groupe ne s'enferme pas dans un carcan, ça fait un peu patchwork de death, black, et parfois de grind.

Les quelques solis émaillant le disque, si ils ne sont pas non plus à passer sous silence, n'ont de déjantés que l'apparence et n'apportent pas grand chose. Bon coté batteur nos amis, qui jouaient avant sous le nom de Sacramentary Abolishment et utilisaient celui qui manie maintenant les baguettes de Rites Of Thy Degringolade (ouch), sont superbement servis par J Read. On apprécie ou pas son style guerrier mais moi j'aime sa façon d'agresser son kit.

Voilà, une bonne surprise, malgré des longueurs et un manque de basse dans le prod qui eut à mon sens rendu la chose plus puissante. Les compositions sont plus intelligentes que ce à quoi je m'attendais mais elles ne font tout de même pas disparaître un coté un peu répetitif. Interessant. A écouter plusieurs fois et ne surtout pas s'arreter sur une première impression. The List a en fait plus de chose à offrir que ce à quoi on peut s'attendre en l'écoutant vite fait d'une oreille. Après ça reste dans la case bourrin mais bon... Je vais essayer de jeter une oreille sur leurs autres prod à commencer par le ep de 2006 Purify.