Serpent Noir - Seeing Through The Shadow Consciousness (open up the shells) - 2012 (Daemon Whorship Productions)

Track listing :
8 titres

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Séduit par la démo du groupe, créature de Michayah de Ofermod, équipé d’un Embrace Of Thorns/Necrovorous aux voix, j’ai logiquement prolongé avec ce premier album.

Clairement orthodoxe, jouant la carte occulte et magique, le groupe reste dans la droite lignée de la démo, en proposant un style ancien, parfois lumineux. Servi par un vocaliste possédé et n’hésitant pas à adjoindre des éruptions voix claire façon monacalo Qliphothique (j’me comprends), Serpent Noir repose aussi sur des percus et passages clairs plus organiques tapis d'arpèges en résonances...sans pour autant nous refaire le coup de la démo. Quelques effets de grattes et cela suffit pour poser le gros d’une ambiance à peu près constante et unique tout en étant musicalement varié.

Parfois rétrograde, Serpent Noir nous la fait façon Hellhammer par exemple sur un «Dragon Egregore» aussi sophistiqué qu’un titre de oï...mais s’étirant pour créer finalement la petite ambiance propre à Serpent Noir. Le reste des riffs rapides recours souvent à des ponctuations sous forme d’accords dans les cordes aiguës et n’est pas sans rappeler les débuts d’un Ascension (j’ai mes références, ce ne sont peut être pas les bonnes, ce type de riffs étant en quelques sorte du Immortal revu et corrigé..j’me comprends toujours). Les riffs mid tempo laissent résonner des notes plus aiguës...Quand je parle du coup de la démo, on retrouve un peu un coté 80’s dans la seconde partie de «black spheres» et son riff gothique rock. Le dernier titre, assez représentatif de Serpent Noir dans ses différents aspects, permet de gouter à un solo du gratteux de Saturnalia Temple en mode Black Sabbath à la 15W40 en route pour l’enfer sur fonds de riff black. ..et s'achèvent sur un chant incantatoire sur fonds de riff bas de plafond. L’avant dernier titre est un instru que je qualifierais de mantrique mystique. Pas transcendental, encore que, mais bien senti, à l’image de toute la série de petits apports rendant l’album divers mais pas dispersé. Consistant l’album, prends des atours un peu ambiant dans le sens où certains titres ne se détachent pas forcement du lot, sans pour autant être bouche trou...mais sans pour autant non plus éviter quelques longueurs.

En reste un album globalement agréable, avec cette chouille de diversité et de personnalité nécessaire à mes yeux. Intègre, avec des teintes sombres et surtout un peu mystique, on est loin du coté comico allant trop souvent de pair avec le beumeuh. Je serais honnête cependant en précisant que je reste une quiche quand il s’agit de beumeuh et que conséquemment, je livre un jugement probablement non informé...et serais ravi d’échanger sur le sujet si on m’expliquait que tel ou tel groupe de beumeuh est déjà comme ci ou comme ça. Ce serait chou !