Sanctifier - Awaken by impurity rites - 2004 (Dying music)

Tracklisting:
1. Ctulhu - The Unspeakable
2. Cycle of the Entity
3.Abominations Rise
4.Unholy Ancient Masters
5.Millenary Evil Conspiracy
6.Archôn Tôn Daimonion
7. Shoggoths (Summon the Hate)
8. Zi Dingir Kia Kanpa
9. Al Azif - The Canticle of Magicians
10. Thou Art Lord (Acheron cover)

14/20

Vous reprendrez bien peu de death metal old school ma bonne dame ?... mais oui mon bon monsieur ne vous privez pas ? D’ailleurs, pourquoi appelle t’on ça old school monsieur ?

C’est vrai ça pourquoi ?

Par opposition au brutal death actuel ? Surement ! Etendons le concept radicalement alors ! Si le brutal death metal c’est la confusion des moyens (blast, downtuning, technicité) avec la fin (feeling et sentiments exprimés) alors le death old school est le seul vrai death !

On se refere aussi à ce groupe en utilisant les mots old school sans doute aussi car ça fait une paie que ses membres trainent leur guêtres dans le death metal mais je ne m’étendrais pas là dessus. Restons en à ce « Awaked by impurity rites » qui est le premier vrai album sorti par les brésiliens en 2004.

Si on utilise ma définition radicale (allez j’aime bien quelques groupes de brutal death) alors Sanctifier est clairement old school. Leur style, si il ne fleure pas l’originalité en en appellant notament à Morbid Angel, Immolation (merci le break sur "Pure Millenary Evil" et les utilisations d'harmoniques), parfois Possessed, est varié. Plutôt rapides, les titres ont leur lots de breaks, ne crachent pas sur les blasts et reposent sur un sens du rythme démoniaque. Mais surtout, les titres prennent le temps de s’installer et de développer une petite ambiance. La technique, si elle est discrète, et surement faible comparée à la floppé de groupes machines qui constituent le concours de la plus grosse qu’est devenu la scène brutal death, la technique donc est là au service du death metal. Bref on a pas non plus à faire à un de ces combos rétrogrades surfant sur cette nouvelle mode retro « mal joué/mal produit/avec la veste à patch Sodom » : la prod est pro et grassouille ce qu’il faut, l’execution est propre et Sanctifier n'est pas obtu dans ses influences qui ne sont pas que old school. La musicalité de Sanctifier est certaine et le sens de la composition est là. Le groupe prend le temps de poser de petit soli, notament sur des rytmhique thrashy. Et attention quand je parle de prendre le temps, c’est dans les structures, pas dans des titres pseudo épiques de 10 minutes ou je ne sais quoi. L’album ne fait au final que 32, trop courtes, minutes... mais je prefere ça que trop long. Sanctifier a aussi un certain sens de la mélodie, attention je parle bien de death metal et pas de sucreries gothenburgienne pour ado en crise de puberté. Même si le riff entamant l’avant dernier titre me laisse un arrière gout de guimauve... mais ce n’est guère que le seul moment d’égarement de Sanctifier. En cadeau à la fin, une reprise sympa de Acheron, un titre simple, qui pour le coup et contrairement à l’album en appellera à la nostalgie. Moins bourrin et beaucoup moins primitif mais tout aussi sympathique que le premier album de Incrust !