MYSTIC FOREST - Waltz In The Midst Of Trees - 2002 ( Sacral Production )

Tracklisting:
1 Tandis que les arbres regardent...
2 The tender lady of the fog
3 Waltz in the midst of trees
4 Perdu sous le regard de la lune
5 La terreur me contemple
6 Requiem pour une conscience perdue
7 Avalée par la nuit
8 Les sombres caresses du brouillard
9 In her black lace
10 La dame verte - Part II
11 The melody of hope

7/20

Mystic forest a un temps été, avec cet album et son prédécesseur, une petite vedette du black metal new school français. Un début de reconnaissance, aidé par une poignée de chroniques et d'interviews dans les média promotionnels, et assorti de quelques timides adhésions sur les forums... et... et puis plus rien. Franchement, qui pourrait sincèrement prétendre que WITMOT (ça sonne bien ça, WITMOT!) est une perle noire? Qui veut défendre un groupe qui n'a pas envoyé à la poubelle des idées qui gâchent ses propres titres? Il ne faut pas hésiter à virer ce qui sonne tout simplement mal. Idem pour ce qui surcharge les morceaux au point de rendre leur relative élégance presque indiscernable. Ainsi, les parties black metal sont le plus souvent médiocres jusqu'à provoquer l'agacement, et enfoncées davantage par des vocaux désagréables. Ajoutons que la voix féminine et les multiples emprunts à Beethoven et consorts ne trompent personne: ils font le plus souvent de la figuration.

Heureusement, le disque est aussi riche en parties mélancoliques sombres et mélodieuses, tantôt légères, tantôt chargées de guitares qui soloïsent assez remarquablement, bien que trop zélées à mon goût, et qui se rapprochent de temps en temps du non sens. Ces ingrédients-là peuvent être alternés au black metal factice ou joués simultanément à celui-ci. C'est d'ailleurs dans ce dernier type de moment qu'on ressent le plus une impression de gâchi. A noter : le titre "Avalée par la nuit", qui propose une longue partie instrumentale accordénonesque magnifique et qui est, ironiquement, le passage le moins black metal de tous! Mystic forest devrait retravailler son style et pratiquer plus l'auto-critique et le tri des idées.

Terminons sur quelques considérations moins musicales. Premièrement, les paroles sont dignes d'un collégien qui aurait enrichi sa "poésie" d'un vocabulaire issu du "petit dark métalleux illustré". Si vous avez lu les titres des morceaux, vous avez compris. Deuxièmement, l'imagerie "nature, nuit, lune, visages tourmentés, femmes à poil", on en a un peu marre. Troisièmement, il serait utile de demander conseil à un photographe concernant le cadrage. Celui-ci est si souvent raté que, quand il l'est moins, j'ai l'impression que c'est le fruit du hazard!