MORTICIAN - House by the Cemetery - 1995 ( Relapse records )

Tracklisting

1 Intro - Defiler of the dead
2 Barbaric cruelties
3 World domination
4 Driller killer
5 House by the cemetery - Outro
6 Procreation (of the wicked)
7 Scum
8 Intro - Gateway to beyond
9 Flesheaters
10 Noturam demondo - Outro

12/20

Mortician. Samples de films sanglants. Guitares grasses et sous-accordées. Vocaux à peine audibles. Boîte à rythme. Parties lentes utra lourdes, viscérales, liquides, puantes, gluantes, ou simplement assomantes. Parties rapides qui tabassent et tranchent. Parties ultra rapides qui mettent en bouillie. Décor de cimetierre qui se réveille la nuit, d'abattoir, de lac où l'on pourrit. Mortician quoi. Tout le monde connait. N'empêche, par-rapport à la vieille démo Mortal massacre, l'évolution est en marche.

Une évolution microscopique bien sûr. Plus de clarté dans le son. Plus de clarté aussi dans les compositions, plus courtes et plus percutantes que celles de Mortal massacre. Avant, le décor était posé, on percevait de temps en temps des images du tueur en train de découper ses victimes. Mais des images confuses, floues, mal cadrées, ou alors n'exhibant que des gros plans de chairs mutilées. Maintenant on voit plus clairement le tueur, on sait à quel moment il suit ses futures victimes la bave aux lèvres, à quel moment et à quel rythme il les taillade, et puis à quel moment il leur porte le coup de grâce. D'ailleurs certains passages de House by the cemetery apportent presque quelques couleurs à l'ensemble du tableau, augmentant encore son niveau de détails, et s'éloignant un peu de ce qu'on appellera faute de mieux le "son Mortician standard", décrit au début de cette chronique. C'est souvent ce "son Mortician standard" qui permet à l'auditeur immergé d'apprécier des compositions encore assez moyennes (pauvres) dans l'ensemble, et aussi aux détracteurs de se prétendre objectifs. A la décharge de ces derniers, il faut bien reconnaitre que les deux meilleurs titres de ce mini CD sont des reprises: "Scum" de Napalm death, et, la grande gagnante, "Procreation (of the wicked)" de Celtic Frost, obèse de saleté, avec des voix abominables sur les refrains.