KREATOR - Violent Revolution - 2001 ( Steamhammer Records )

Tracklisting:
1. Reconquering the Throne
2. The Patriarch
3. Violent Revolution
4. All of the Same Blood (Unity)
5. Servant in Heaven/King in Hell
6. Second Awakening
7. Ghetto War
8. Replicas of Life
9. Slave Machinery
10. Bitter Sweet Revenge
11. Mind on Fire
12. System Decay
13. Violent Revolution (demo) *

* bonus track on the digipak version

12/20

Annoncé en grandes pompes par toute la presse spécialisée, voici donc le dixième (mmf!) album de nos bons vieux tontons teutons. Tommy Vetterli (ex Coroner) s'est barré et Kreator accueil en son sein Sami Yli-Sirniö, ex gratteux de Waltari. Un album qui a déjà fait couler beaucoup d'encre et de salive bien avant sa sortie, Mille annoncant un retour aux sources Thrash de Kreator, après les experimentations effectuées sur Renewal, Outcast et surtout Endorama. Beaucoup diront (ont déjà dis avant d'écouter le CD) que Kreator se livrait ainsi à la facilité commerciale. Peut-être, bien que le discours de Petrozza semble sincère. Et puis les vieux fans des premiers albums, dont je fais partie, ne peuvent que se délècter d'un tel retour thrashisant. Mais s'agit-il d'un réel retour aux sources finalement? Pas exactement. Evidemment fallait pas rêver un retour au cultissime 'Pleasure To Kill', c'est plutôt un retour au 'Coma of Souls' de 1991. Mais Kreator se révèle ici bien plus mélodique qu'à cette époque, même si l'on retrouve le style hyper carré du Thrash Allemand de la fin des années 80 dans des titres comme 'All of the Same Blood', 'Violent Revolution' ou 'Reconquering the Throne', ce titre étant d'ailleurs parfaitement dans la veine de 'Coma'. Le chant de Mille se rapproche lui aussi beaucoup de cet album ( et la pochette y fait directement référence ), et nous surprend même sur 'Ghetto War' avec des hurlements presque Death Metal. Par ailleurs, certains plans font bizzarement penser au 'Sounds of Perseverance' du regretté Chuck. La production effectuée par Andy Sneap (Nevermore, Machine Head...) est impeccable, comme d'habitude. Un album très propre, très carré, rien n'est laissé au hasard à ce niveau de professionalisme. Et c'est un peu un problème car cet album a les défauts de ses qualités, toute cette belle machinerie bien huilée manque quelque peu d'âme et de spontanéité, tout le contraire du sauvage 'Pleasure To Kill'. Mais c'est tout de même avec un certain plaisir nostalgique que j'ai retrouvé Kreator là où je les avais laissé en 1991, même si l'ensemble n'a rien de 'révolutionnaire'.