INTEGRITY - Seasons in the Size of Days - 1997 ( Victory )

Track List :

1. Rise
2. Diseased Prey Within Casing
3. Seven Sermones Ad Mortuos
4. Sarin
5. Release The Fiend
6. Millenial Reign
7. ATF Assault
8. Season Decided Fate
9. Orbital Teleplastic Emanation
10. Heaven Inside Your Hell
11. Burning Flesh Children To Mist

15/20

On prend les mêmes (ou presque) et on recommence. Pas de changement majeur dans le style depuis Humanity Is The Devil mais Integrity tente de réitérer l’expérience sur le long format. Histoire de ne pas s’emmerder inutilement, ça démarre sur Rise, véritable assaut punk hardcore métallisant (toujours ce côté Discharge, Negative Approach, Amebix) condensé sur moins de deux minutes. Cette formule, on va la retrouver sur les cinq premiers titres de l’album, aucun (si ce n’est Seven Sermones Ad Mortuos) ne dépassant la barre des deux minutes. En gros, et histoire de pas me répéter 10000 fois, riffs punk hardcore avec un gros feeling thrash 80’s, quelques soli courts et efficaces, des ralentissements et / ou des accélérations (selon la construction du morceau) bien sentis, ne virant jamais dans la mosh part facile. C’est court, net, brutal, direct, sans fioritures et toujours avec ce feeling malsain propre à Integrity. La surprise, puisqu’il y a surprise, intervient avec Millenial Reign, morceau commençant de manière très lourde, assez proche du Jagged Visions Of My True Destiny de l’opus précédent mais enchaînant sur un final très inspiré dark folk, vraiment magnifique et angoissant de par les sons de cochons couinant comme si on les égorgeait en arrière-plan.
Et on repart sur trois autres brûlots, marchant sur la formule précédemment citée. Court, net, brutal, direct, sans fioritures. Ça vous dit quelque chose ? C’est pour mieux préparer la seconde surprise. On est gâté. Hors de question pour Integrity de se contenter de la facilité et de répéter une formule à l’infini. Heaven Inside Your Hell présente un Integrity puisant de nouvelles influences dans le gothique (au bon sens du terme, pas le gothic cheesy pour M6), avec un duo piano / guitare du meilleur effet accompagnant la voix sombre et profonde de Dwid.
Et histoire de ne pas perdre les bonnes vieilles habitudes, Integrity finit son album par un long bidouillage indus mais cette fois-ci beaucoup plus prenante que sur les précédents disques. Ambiance tendue, dialogues piquées lors de l’assaut donné sur la secte de Waco, rythmique tribale obsédante…