INTEGRITY - Humanity is the Devil - 1996 ( Victory )

Track List :

1. Vocal Test
2. Hollow
3. Psychological Warfare
4. Trapped Under Silence
5. Abraxas Annhilation
6. Jagged Visions Of My True Destiny
7. Drowing In Envy
8. Humanity Is The Devil

19/20

Les démons de Cleveland ne perdent pas de temps et livrent un an après le très bon Systems Overload, un mini album qui fera date !
Pochette de Pushead, titre on ne peut plus évocateur, paroles inspirées par d’obscures écrits mystico-apocalyptiques de la Church of Final Judgment (et dures à comprendre), Integrity annonce la couleur, on n’est pas là pour rigoler.
Ça démarre sur les chapeaux de roue avec Vocal Test, sorte de soundcheck thrashy où Dwid teste ses vocaux d’écorché vif. Ce type a du gravier dans la gorge. Thrashy ? Et oui thrashy ! Integrity épaissit le son tout en gardant le côté cru et crade de son précédent opus. Mais la production de Bill Korecky (Catharsis) est ici ultra efficace. Son massif et cru, retranscrivant parfaitement l’urgence de la musique d’Integrity. Et urgence est le bon mot pour définir ce Humanity Is The Devil, surtout quand on entre dans le vif du sujet avec Hollow, véritable brûlot hardcore, porté par un duo vocal bien malsain et finissant sur un ralentissement magistral (et non, pas une mosh part), noyé sous les hurlements / soli d’une gratte très influencée par la Bay Area ou encore le punk dischargien. Psychological Warfare suit logiquement cette fin lourde et la maintiendra tout son long, soutenue par quelques incursion de double. Integrity intègre parfaitement ses influences métal et ça se sent sur l’intro de Trapped Under Silence, laissant rapidement place à une rythmique plus hardcore, plus rapide mais toujours poisseuse. Et de poisseux, on passe à suffocant avec le monstrueux Abraxas Annihilation, où l’Apocalypse résumée en 2’14’’. On a passé une étape, ça se sent. Juste le temps de se reposer avec le très Metallica (époque Masters Of Puppets) Jagged Visions Of My True Destiny, morceau lourd aux ambiances et mélodies soignées et épiques.
Drowning In Envy & Humanity Is The Devil concluent ce disque comme Search For Divinity sur Systems Overload : bidouillages industriels, monologues samplés. A considérer comme une extension du travail du groupe qui livre ici un disque énorme et unique en son genre. Disque créant une ambiance incroyable, noire de chez noire, imitée par pléthore d’autres groupes pas forcément inspirés et manquant cruellement de feeling. Must have.