INFINITED HATE - Revel in Bloodshed - 2004 ( Displeased Records )

Tracklisting:
1. Ill formed beast
2. Tribute to the dead
3. Chaos called underworld
4. Bound by hate
5. Dreadful gore
6. Haunting noises
7. Primitive butchery
8. Arrival of doom
9. Built for the kill
10. Blood evidence
11. Flag of hate

6/20

On prend les mêmes et on recommence. Aad, moteur de Sinister, 37 ans travailleur à plein temps estimant n’avoir plus assez de temps pour rester à niveau à la batterie décide de terminer l’aventure Sinister. Ajoutons à cela aussi la lassitude les changements de line up réguliers. Le bougre voulait par ailleurs chanter car cela l’amuse (ça en fait au moins un)…

Il reprend donc le dernier line up de Sinister (ave le retour de Ron Van Der Polder, riffeur sur le premier excellent album), les compos en cours et fonde Infinited Hate (la belle faute d’anglais au passage).

L’objet du délit, premier contact :

La cover est ignoble et débilitante, ornée d’un logo crassouille aussi originale dans le death que la star academy 4 à la télé. On ajoute un titre passe partout et bien death metôle (idem pour les tires des chansons et les paroles)… mais passons, on a vu des covers horribles et des noms débiles cacher de bons albums (le premier Insision…) voir des joyaux…

Le plus important, la musique :

Déjà Aad a lâché la batterie donc on a droit à une boite à rythme calée sur mode blast assez souvent mais surtout avec un son de charleston (lâchée) et de cymbale trop synthétique à mon goût. La prog n’a pas été faite par un manchot mais n’apporte rien au disque. De toute façon, sur les derniers Sinister, le jeu de Aad, ou plutôt l’apport nul de son jeu coté arrangements, devenait un peu un point faible du groupe. La c’est pareil voir pire. Linéarité au programme donc.

Rachel : C’est une grunteuse à respecter, certes, mais je n’aime pas trop. Elle se sert de ses mains pour faire caisse de résonance avec le micro et manque clairement de puissance et de diversité. Bon vous me direz que vu ce qui sort en broooootal death, la diversité du vocaliste on s’en fout mais moi non. En tout cas trop caverneux à mon goût. Quant à Aad, je ne lui offre pas de bons points. Si ce mec est sûrement ce qu’il y a de plus intègre et qu’il a su évoluer dans ses goûts, les photos avec « exposition t-shirt » , crane rasé, bonnet et pose débile à la broooootal death US laissaient augurer du pire. Et là c’est clair : il utilise une voix monocorde trafiquotée d’effet n’apportant que dalle si ce n’est le sentiment d’être en train d’écouter l’équivalent de ce que les « dents de la mer numéro 58 » est au film original.

Ron : terrible riffeur sur le premier Sinister, il reste inspiré mais malheureusement, tout comme les derniers Sinister, il n’ya qu’un seul gratteux et je soupçonne par ailleurs le groupe (y compris sur la fin de Sinister) de bouder les repets assidues et d’avoir mis en berne leur sens critique. On se retrouve donc avec un enchaînement de riffs, par forcément illogique mais pas du tout amenés. Bref arrangements 0, variation faible même si Ron dispense pas mal de riffs. Ils ne se concentrent plus sur les bons passages mais enchaînent pour enchaîner et c’est fort dommage car je le répète, Ron n’est pas mauvais. Par ailleurs, étant tout seul à la 6 corde en plus de ne pouvoir recourir, je l’ai déjà dit, à des arrangements à deux, cela manque d’épaisseur et de lourdeur. Manque augmenté par l’absence de basse. Dommage car en death, la section rythmique prend toute son importance et là cela contribue au manque de punch rythmique de l’album.

En tout cas vous ne pourrez m’accuser de fainéantise car honnêtement ce disque m’a fait chié et j’ai failli me contenter d’une chronique à la « du jus de Sinister qui aurait mal tourné (encore plus que sur un « Creative Killings » déjà bien moyen) » par exemple et le tout en 5 lignes.

Petit plus, pour vous récompenser de vous être cogner le skeud dans son intégralité une reprise du vieux Kreator : « Flag Of Hate ». En tout cas ce disque, n’apportant rien mais vraiment rien (même pas le plaisir d’un brutal death bien exécuté) et vieillissant très très vite (en moins d’une écoute). Je ne peux en vouloir à Aad de raccrocher un peu (faut bien vivre) après tout ce qu’il a donné pour le death. Mais ce style demande beaucoup de travail et là c’est posé trop vite. Et ils remettent ça car le prochain album (déjà !!!!) est sur les rails…ça sent le truc à la va vite, dommage…