Indesinence - Vessles Of Light And Decay - 2012 (Profound Lore)

Track listing :
7 titres

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Les british m’avaient séduit sur leur démo, qui remonte maintenant à une sacrée paie, je l’avoue sans pour autant que je daigne jeter une oreille à leur 1er release. La culpabilité se serait-elle saisie de moi ? Toujours est-il que me voici en train de chroniquer leur second album, qui marque l’arrivée de Ilia, ex-gratteux de Pantheist de 2005 à 2011 dont je n'ai jamais été fan (il a aussi été live guitarist de Esoteric aussi).

Toujours ancré dans un doom death, prompt à égrainer de lent chorus de gratte, Indesinence jouit ici d’une production propre et épaisse, manquant un peu de charme mais sans doute efficace. Une petite intro et on démarre sur un premier titre au tempo lent, mais non dénué de dynamique pour atterrir sur un titre basé sur des riffs 100 fois ressassés qu’une mise en place et un jeu pas inintéressant ne sauveront pas. On en retire un sentiment mitigé de maitrise mais aussi de « passages obligés ». Comprendre que Indesinence maitrise le « textbook » du death/doomeux tendance british chouille mélodique mais ne lui insuffle pas le feu de la vie (ou de la mort comme vous voulez). Sur le papier, pas mal de bons riffs, des arrangements pas dégueu mais cela ne prend pas, du moins pour moi. On notera, le son aidant, la perte du petitcryptique et poussiéreux de la démo...en faveur de quelque chose de plus lisse.

Vous arguerez, à raison, que le style réclame plusieurs écoutes avant que la sauce ne prenne…je le sais bien mes amis ! Ce n’est pas au vieux singe qu’on apprend à faire la grimace…J’ai donné ces chances à ce releases par 5 ou 6 fois et, au delà du vernis, je n’ai pour ma part trouvé que l’ennui, alimenté par de gros riffs death en palm mute égrainant des sonorités paresseuses qu’une épaisseur de bon aloi ne suffirait à masquer. Les passages plus atmosphériques manquent d’une flamme pour devenir de vraies envolées. Le groupe y arrive sur celle de autour de 4 minutes sur « Vanished… » (le meilleur titre) avant de la perdre en mode riff bidons pour la retrouver sur un superbe final et mélancolique. Rendant la frustration plus palpable lorsque l’on entend ensuite un « communion » stérile de bout en bout, à l’instar de l’instru « La Madruaga… », en mode « mise en abime… pour une bonne sieste ». « Fading », s’étirant en longueur illustre lui encore le propos, une bonne intro puis assez vite ça enchaine pour enchainer…pendant plus de 14 minutes. Avant de clôturer sur « unveiled », un titre un peu aérien qui relève le niveau…jusqu’à ce que le groupe lui donne une seconde partie inutile dans ses développements recourant à la recette, très présente vu le style, chorus de gratte en mode évocateur. Le groupe devra mieux faire le tri dans ses compos pour espérer marquer les esprits.

Bref à l’image d’un booklet ambitieux présentant des choses se voulant sans doute sombre et esthétique mais tombant à coté car policées et finalement convenues, il manque une âme à ce doom death tendance brito/mélo. Déception donc pour moi…