Gronibard - Gronibard - 2001 (Bones brigade)

Tracklisting:
Chérie, aurais tu l'obligeance d'ecarter les fesses ?
Cripple Bitch (GUT Cover)
Crème de chatte
Détend ton prepuce avec un abat jour, ca fera une parabole
Fragments of corpse in my Bicky Burger
Hémorroïdes bucco-dentaires
Il est pas carré, il est pas rond, il est ovale mon trou de balle
J'ai fait des écouteurs pour mon walkman avec tes trompes
J'ai fait une salade de calamars avec des restes de circoncision de Cédric M. (donc pas grand chose
J'ai gagné l'anus de ta tante à la kermesse du village
J'ai joué l'anus artificiel de ton grand pere au PMU
J'ai joué ma bite en bourse
J'te chie à la gueule Foubert
J'te lacère les tétons à coup de brosse à dents
Je te chie dans le cul avec une verrue plantaire sur l'anus
La Raie De Mon Cul C'est Une Trousse Bite
Le jeudi c'est sodomie !
Ma soeur a vu passer plus de queue que les caissières d'Auchan
March of the Gronibard (intro) Je te déchire l'anus
Mat est un connard
Mon anus est un héliport à gland
Morceau en son clair
Mort fondu savoyard (Bélénos cover)
Ole
Pacifuck (force anus)
Pomme d'anus
Prout de bite
Sublime cadaveric decomposition is gay
The Bloody adventure of Menstruator
The Kill
The Sound Of Orange Juice Sloshing Around Your Coffee (Last Days Of Humanity cover)
Udufru (Belenos va en norvege)
Va faire la vaisselle
Viens-là ! Suce ma bite !

11/20

Sans aller jusqu’à dire que Gronibard n’était qu’un plan marketing à la Sex Pistols, la carrière de ce groupe fait quand même figure de cas d’école. L’exemple parfait du groupe (faussement ?) j’m’en foutiste qui part de rien, qui utilise la musique comme support à son image et qui à l’arrivée fait un carton parce qu’il débarque au bon moment et au bon endroit ! Ne cherchez pas le talent musical chez Gronib’ vous reviendrez bredouilles, ou plutôt brecouilles comme on dit dans le Bouchonoy (©). Les riffs sortent tout droit du 1er Carcass tandis que le concept débilo-scato-porno est emrpunté sans vergogne à Anal Cunt. Là où ce groupe fait preuve d’une sacré maîtrise, c’est plutôt pour tout le reste... des interviews « d’anthologie », un trackslisting délirant, choix judicieux des samples (« La Classe Américaine » et diverses biographies de Sade, hum), la pochette criarde... un vrai coup de génie, qu’il fallait oser dans le contexte de l’époque, quand l’underground franchouillard était complètement dominé par une scène black metal aussi pompeuse que médiocre et que le death amorçait un timide retour en force. Pour revenir à l’album, comme je le disais ce sont essentiellement les arrangements astucieux qui en font la force et non la substance qui n’est que du grind on ne peut plus générique. Le bon dosage entre passages brutaux, samples et refrains genre chanson paillarde fait qu’on ne s’ennuie pas et que longtemps après l’effet de surprise initial, on a toujours une fois de temps en temps l'envie de se le repasser. Un comble pour un projet qui par définition ne pouvait pas perdurer (ça s’est vérifié avec le succès nettement moindre des sorties suivantes). Le seul truc triste dans l’histoire, finalement, c’est que ce groupe qui fait son trou en bousculant les codes en vigueur se fait avoir en établissant les siens. On ne peut effectivement pas nier que les Gronib’ ont malgré eux contribué à la débilisation du grind en générant une grosse vague d’émules tous plus crétins les uns que les autres, qui a déteint sur l’UG en général à mon humble avis... y a eu vraiment tout et n’importe quoi, on se souvient notamment de projets défouloirs montés à la hâte par des beumeux lassés de se la péter grim-evil-trve... le vieux sketch de l’arroseur arrosé en quelque sorte, qui rappelle aussi que les plus courtes sont les meilleures (pas de sous entendu scabreux svp... )