GOD DETHRONED - The Lair of the White Worm - 2004 ( Metal Blade )

Tracklisting

1 - Nihilism
2 - Arch Enemy Spain
3 - Sigma Enigma
4 - The Lair Of The White Worm
5 - Rusty Nails
6 - Loyal To The Crown Of God Dethroned
7 - Last Zip Of Spit
8 - The Grey Race
9 - Salt In Your Wounds

8/20

God Dethroned : pilier du death européen. Mouais, en fait, plutôt du death ouest-européen. Quoique plutôt du death hollandais (...).
Alignant des albums plus ou moins satisfaisants, le groupe est en tout cas parvenu à drainer le respect de pas mal de chevelus. Mais il s'agit du respect qu'on a vis-à-vis d'un groupe de seconde zone. Un respect qui sent un peu la pitié, avec en arrière fond une pointe de mépris et d'ironie pour les plus malicieux.

Comme sur ses dernières releases, le groupe nous sert un death/thrash mélodique. Certes, un peu plus viril que celui de la holding « Göteborg Melodeath », mais death mélodique quand même.
C'est d'ailleurs extrêmement catchy. Tellement que j'ai parfois le sentiment désagréable d'une course à l'hymne metal faisant passer à la trappe toute ambiance. Beaucoup de tubes qui devraient faire s'agiter les cervicales de ceux pour qui le metal, c'est avant tout des hymnes à reprendre en choeurs avec des potes saturés de testostérone. Un disque d'homme quoi.
J'aurais préféré plus de profondeur car je n'aime pas transpirer, mais de surcroît, ma voix death est absolument ridicule.
Des refrains de deux mots, répétés quinze fois, ça se mémorise vite, mais ça soule vite aussi.
A ce petit jeu, il faut être fort, très fort, pour ne pas se planter. Bâtir le charme d'un disque uniquement sur la gouaille des morceaux s'est, en l'occurence, révélé casse gueule pour God Dethroned (et ce n'est pas la première fois). Surtout qu'on sent de la crispation sur certaines parties, sorte de fun hatitude forcée décridibilisante.

Cette course au hit se termine en fin de disque. Les derniers morceaux n'étant que le résultat d'un travail routinier et fainéant. Des morceaux de troisième zone pour le coup. Même partiellement débarasser des enjolivements mélodiques tape-à-l’œil des compos précédentes, ces trois derniers morceaux ont, comme leurs prédécesseurs, du mal à faire naître quelque chose dans mon esprit… si ce n'est d'intimer l'ordre à mon index droit de mettre fin à ce grand moment de vacuité artistique.