Fleshcrawl - Descend into the absurd - 1992 (Black Mark)

Track listing :
1. Between Shadows They Crawl
2. Phrenetic Tendencies
3. Perpetual Dawn
4. Purulent Bowel Erosion
5. Lost in a Grave
6. Never to Die Again
7. Festering Flesh
8. Infected Subconscious
9. Evoke the Excess

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Malgré une aversion à la redite et une certaine lassitude genérée par le flot incessants de groupe pratiquant le revival death old school, je reste un indecrottable fan de vieux trucs. C’est en écrivant le dossier sur le vieux death Finlandais que j’ai exhumé ce 1er album de Fleshcrawl. Quand je dis exhumé le mot est fort car, si il y avait certes une couche de poussière sur le cd, j’affectionne les tous débuts de ce groupe, en atteste la chro du second album (cf ici).

Sans être novateur pour un sou, Fleshcrawl, en plein dans la mouvance nord européenne, a capturé en 1992 l’esprit death lourdingue avec conviction. Si la Suède est présente, la Finlande pour sa lourdeur et ses mélodies est plus prégnante. La caractéristique de Fleshcrawl sur cet album est son style parfois quasi doom. Pas de pleurniches, justes de gros accords caverneux. A ce titre on pensera parfois aux passages doom non mélancoliques du 1er My Dying Bride dans ces lachers d’accords bien lourd. «Phrenetic Tendencies» évoque un peu un titre comme « Forever People» du génial 1er album de My Dying Bride tant pour les parties lourdes que ces riffs blastés un peu grind old school. Ou alors la demo de MDB mais sans les violons et la pleurniche. Bolt Thrower, viendra aussi à l’esprit notamment la voix évoquant un Karl Willets plus rauque. Plus rarement aussi un groove un peu à la Winter. Bref pas technique et avec un seul objectif: vous écrasez avec un album 100% death metal.

Coté ziquos, là encore rien de flashy, tout est au service de ce death caverneux et morbide. Bastian Herzog assure bien derrière les futs, classique comme ses camarades, mais plusieurs écoutes de cette album suffiront à dévoiler un travail certain et un peu plus de finesse qu’il n’en a l’air. A noter aussi un travail de composition sobre mais permettant à des compos plutôt longues de bien tenir la route. Important aussi: pas mal de passages catchy permettent de mieux appréhender les 1eres écoutes...Le son est exemplaire, les 2 titres de l’ep «lost in a grave» sont magnifiés et lourdeur écrasante reste le maitre mot.

Cet album nécessite une bonne plongée pour en apprécier l’esprit. Les amateurs de doom apprécieront ce style certes bateau sur le papier mais rendant honneur au death et pas tant pratiqué que ça. Soyons honnête il vous faudra, comme moi, aimer vous complaire dans la lourdeur au long de ces 8 titres assez identiques (+ une intro trop longue à zapper, seul point noir pour moi). Le second album, moins doomy, est aussi recommandable. La suite malheureusement est à oublier. Mais pour être franc j’ai décroché avec «bloodsoul» et son approche hyper «suédifiée», plus orienté brutal, monotone, plat le tout servi par un son ignoble typique de Peter Tagtgren. En tout cas, entre Morgoth et ses débuts façon pale copie de Death et Fleshcrawl j’ai choisi.