-- ARCHIVES DES EDITOS --

 

Edito Décembre 2012
Voici venu le temps de pondre un édito pour la n-iéme fois...l'exercice est toujours difficile. Déjà, tout le monde s'en fout des éditos, ensuite on court le risque en faisant mal...d'être mal interprété. Des réflexions trop poussées seront vues comme pompeuses et hautaines...mais merde, c'est en essayant de péter plus haut que son cul, mais dans un objectif de sincérité, qu'on fait avancer les choses! C'est en provoquant, mais avec des arguments, qu'on génère la réflexion ! Cet édito pourrait ressasser le besoin d'ambition, de créativité et de personnalité nécessaire quand on prétend faire de la musique. Les mauvaises langues y verront sans doute une preuve de plus que TSOTL est un truc de vieux cons hautains..et répétitifs.

Pour ma part, j'y vois autre chose.

D'un point de vue « micro » et court termiste, le « consommateur » a besoin de nouveautés à un rythme soutenu. Un message répété pendant plusieurs années lui parait donc obsolète ou au mieux perd de sa force. Mieux vaudrait des éditos humoristiques ou focusant sur des aspects OK magazine (qui est true ? qui ne l'est pas ?).

D'un point de vue macro pourtant, qu'est-ce que 10 ou 20 ans ? On parle ici de nature humaine et de processus de création. Pourquoi avoir l'outrecuidance de penser que nous ne serions pas en train de reproduire des schémas bien connus ?! Pourquoi oublier le passé et les leçons qu'il porte ? L'humanité est une suite de naissance, de processus d'apprentissage par expérience, dans le déni des leçons déjà connues portées par les anciens...quelle perte de temps ! Combien de fois avez-vous entendu « cette fois-ci c'est différent » ou rencontré la répétition de mécanismes non optimaux (l'économie et les crises bancaires étant assez incroyable dans le créneau de la redite stupide de mécanismes voués à l'echec). Serait-ce parce que nous allons sur la lune et avons internet (de nouvelles formes) que le fonds a changé ?

De même pour le death metal, les avancés techniques apportent leur nouvelles possibilités d'expression mais ne sauraient constituer en tant que telle un art. Ainsi, que ce soit au niveau prise de son ou technique instrumentale, un album qui reposerait uniquement sur ces ingrédients, pourra au mieux apporter un iota à l'arsenal du créateur. Mais rien de plus.

Par ailleurs, une approche basée sur les symptomes/conséquences de ce qui faisait la qualité des grands releases sera au mieux efficace. Les grands albums de death ont un son cru, des lyrics morbides, une cover dessiné la main ! Grand bien leur en fasse ! Mais ce ne sont que des conséquences de la personnalité de leurs géniteurs et des moyens à leur disposition à l'époque. Le 1er album de Grave est un monument de violence morbide, ses guitares y sont lourdissimes alors je vais utiliser des guitares lourdissimes pour pondre un monument de violence morbide ? Non ! évidement que non ! En caricaturant, ce serait une approche par syllogisme de la musique...une idiotie pure et simple donc !

La source (au sens causal) est donc la personnalité et l'individu. Pétri de doutes, effrayé ou attiré par des forces primaires comme la mort, la musique qu'il crée est le vecteur de chose enfoui chez lui. La vraie, la bonne, musique est celle qui fait oublier les considérations pédantes techniques, celle qui est un mantra...transcendant la forme pour révéler le fonds...fonds qui se doit d'émaner d'une personnalité riche ou révérer des forces primales.

Fort d'une telle approche, nul ne doute que l'insatisfaction serait souvent de mise si on n'était pas capable de mettre au rencard ces considérations et prendre certains albums pour ceux qu'ils sont : de bons albums, pas forcement profonds mais bien fait, touchant quelques fois une corde sensible. Pour autant de temps en temps il faut rencontrer des perles pour garder la foi ! De ces albums qui apportent vraiment quelque chose! Et cette update en comporte ! En effet, que dire de Chaos Echoes essayant de transcender le death metal, pour évoquer la mort, en visant une certaine spiritualité. De Diskord, certes technique mais au service du death, du vrai avec un style unique ! Idem pour Karnarium, grotesque et morbide, avec un sens des dissonances à lui et une certaine perversion !

Une fois de plus: soyez exigeant et ne perdez pas votre temps !



PS: et n'oubliez pas nos chros de zines !!! =====================================================================================================================================================


Edito août 2011
Alors que le death metal se meurt, cette nouvelle update est d'abord le fruit aigre du dur combat pour surmonter le dégout de ce foulage au pied du vrai death metal par les trends...A l'écart des modes et de la sociéré TSOTL combattra toujours pour que vive l'esprit des grand anciens

Non...marche pas...le sens pas cette intro...on l'a déjà fait en plus. Tentons plutôt de nous moquer c'est plus marrant...on recommence

Edito Aout 2011


Voici le type d'email que nous recevons...les noms seront pudiquement masqués pour éviter tout problème au niveau des familles. Je le mets en rose, je ne sais pas pourquoi...sans doute parce que la plupart du temps je trouve ça mignon

Bonjour,

Groupe (insérer région) de (insérer style avec adjectifs (evil black, thrash roots, death old school, brutal technical etc etc), nous venons de sortir notre premier X titres et sollicitons une communication ou chronique à travers votre webzine.

Ci-dessous un texte détaillant notre actualité :

« Sortie du nouveau 4 titres de insérer nom du groupe

insérer nom du groupe sévit dans un style reprendre le style décrit ci-dessus avec des influences inserer des noms de groupes/style voir des trucs plus méchant genre "inspiré par le dégout de l'humanité et des trendz" . Le groupe originaire de telle ou telle région (ou les fromages presentent bien plus d'intérêt) s'est formé autour de l'idée de proposer une musique (directe, brutale. particulièrement efficace en concert/ou alors un hommage à tel ou tel groupe /ou alors pour combattre le trend et faire vivre le vrai esprit du death etc etc)

Ses membres :
Bidule : tel ou tel instrument & ex tel ou tel groupe inconnu (ça fait toujours bien)
Machin: idem
Etc etc


Découvrez le nouveau 4 titres en exclusivité sur myspace.com

Vous noterez le vouvoiement et les formules façon lettre de motivation (« nous sollicitons... »), ainsi que le petit texte prêt à être copier coller au cas ou vous soyez feignants, la petite tentative de créer le buzz (découvre une exclusivité wiiiizzz)...

Bon, j'ai conscience, qu'avant, du temps des fanzines, ceux-ci servaient souvent à diffuser des infos et supporter la scène sans discernement, à l'instar du web. J'ai conscience que les Morbid Angel et cie eux aussi envoyaient leurs demos à droite à gauche. Bref la forme a changé mais le fond pas trop. J'ai conscience que pour se faire connaitre à priori ce type de truc ne parait pas con d'un point de vue stratégie marketing (option spam)... mais c'est si formaté, ça manque tant de magie... c'est si pro... que ça me déprime...

Bref, passons... j'arrete là et en laisse certain gloser sur le fait que tout ceci est un peu facile, que nous on fait rien pour la scene etc etc. Au menu de cette update, on vous refait le coup qu'on avait fait avec les Swans mais cette fois ci avec Merzbow, en hommage à Fukushima...Sinon, un peu soulé du revival death old school (surtout suédois) cette update s'avere assez axée sur la lourdeur... Que dire d'autres ? Les notes ont tendance à disparaitre, trop chiant, parfois pas vraiment de sens d'en mettre. Bref: à vous de lire...

N'oubliez pas de jeter un oeil aux chros de FANZINES

PS : A noter une intie de TSOTL paru sur NH..putain..la célébrité nous guette...;

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Edito mars 2010
Alors que beaucoup n'auraient pas parié un copeck sur TSOTL, cela fait mine de rien 6 ans que nous continuons à proposer une des rares alternatives aux VRP déguisés en Bisounours d'en face. Pour ceux qui en veulent encore bien sûr, mais aussi pour nous mêmes et pour le plaisir. Comme par exemple le plaisir de découvrir quelques diamants bruts dans la mer de fange engendrée par une actualité depuis longtemps hors contrôle : comme vous pourrez le constater pour cette update de mars 2010, nous faisons la part belle aux nouveautés, et ça mine de rien c'en est une ! Death old school, post metal, bruitisme dopé à l'électronique... tout ce qui nous a paru frais et intéressant ces derniers mois y est passé, mais nous n'aurons pas la prétention de nous poser en météorologues des tendances musicales, encore moins en Madame Irma pour ce qui concerne l'avenir d'une industrie musicale en pleine désintégration, probablement autant victime du téléchargement illégal (bouh que c'est pas bien, supporte ta scène, buy or die !) que des pratiques lèche derche et du système qu'elle a elle-même engendré et entretenu au delà de toute raison, jusqu'à la sursaturation d'aujourd'hui. Voilà, ça c'est fait...

A côté de tout ça, et comme d'habitude, nous exhumons encore les fanzines et les vieilleries qui le méritent (mais que ferions-nous sans elles ?!) sur le rythme infra périodique qui nous caractérise et qui fait la joie de nos détracteurs. Dinosaures oui, mais pas encore sous perfusion. Même pas morts ! =====================================================================================================================================================


Edito été 2009
Sur TSOTL nous "cassons" tous les disques. C'est bien connu. Et pourtant c'est faux. La note moyenne donnée dans nos chroniques s'élève en effet à environ 13.5/20. C'est sans doute autant que le promozine d'en face. Sommes-nous donc aussi indulgents que lui ? Si vous vous souvenez des chroniques de Dragonforce ou de Blackwater park, vous savez qu'il n'en est rien. Il faut donc croire que cette moyenne élevée prouve que nous choisissons mieux les CDs que nous chroniquons, que nous défendons de meilleurs albums, que le promozine d'en face et que nous ne sommes pas les simples relai d'une "actualité" médiocre. Comment est-ce possible ? C'est simple. Nous sommes parfaitement libres dans notre recherche de bon son, dans le choix de ce que nous chroniquons, et dans ce que nous écrivons. Nous pouvons nous permettre d'écrire sur de la musique de qualité car la faire connaître et reconnaître est notre seul objectif. Quel autre objectif pourrions-nous avoir ? Maximiser les visites ? Avoir le plus d'amis possible ? Etre linkés à mort ? Produire plus de contenus pour faire comme les grands ? Non, car cela se ferait au détriment de notre approche qualitative. La gloire ? Les groupies ? La présidence en 2012 ? La rollex avant 50 ans ? Nous sommes des chroniqueurs anonymes. La longévité ? Peut-être bien. Contrairement à tant d'usines à chroniques qui sont avant tout la propriété de leur fondateur et qui arrêteront leur activité dès que ce dernier le décidera, TSOTL est bâti pour durer. =====================================================================================================================================================


Edito Rentrée 2008
TSOTL est un zine de dinosaures. Pas que nous nous soyons mis de façon intensive au funeral doom car le zine est ces temps-ci plus axé death metal mais plutôt par son activité inexistante comparée aux ténors du webzinat. Ténors parfois « staffés » comme des PME en quête de parts de marché. Ténors à la logistique de béton quand il s'agit de chroniquer les promos issus d'une actualité qui, à défaut d'être valable, se rattrape par son flux permanent comme pour faire oublier son inutilité.

Cet incessant pilonnage n'a plus de sens même pour ceux qui le pratiquent. « Défendre la scène » ? Les zines papiers le font mieux... à un rythme forcement plus humain. Rythme soulignant le non sens que constitue le volume de sorties d'albums. Volume digne de celui des exportations industrielles de la Chine... avec pour corollaire une qualité comparable ! Cette diarrhée, amplifiée par le format choisi par 95% des webzines (actu actu actu update update update vite vite vite), est contre productive... à ne rien discerner, on ne défend plus rien, on le noie tout simplement. N'en jetez plus !! Sous peine que tout soit traité comme du jetable si ce n'est déjà le cas.

De là TSOTL continue sa route tranquillement, aucun rythme n'est dicté, TSOTL doit s'accommoder de la vraie vie de ses contributeurs ainsi que de leurs humeurs... tout comme la bandaison, chroniquer un album ça ne se commande pas ! Du moins ici bas. L'amateurisme reste de mise (du genre à paumer un nom de domaine !)... l'inverse constituerait peut-être même un signal d'alarme. Pas trop moche, un minimum pratique ça suffira pour ce site...

TSOTL n'est pas là pour prouver mais juste pour rappeler 2 ou 3 choses de bases... pour essayer d'éveiller la curiosité

TSOTL n'est pas là pour "soutenir" mais critiquer, au sens large, et a plutôt la prétention de présenter des chroniques faisant preuve d'un peu de recul. Evidement sans agenda en termes de style, certes biaisé, ou d'actualité. Apres tout un bon album c'est intemporel non ?

TSOTL n'a pas la prétention de tout couvrir. A quoi bon ? Non seulement parce que beaucoup le font déjà très professionnellement mais surtout parce que cela ne sert à rien ! Etre un point d'entrée vraiment sélectif (parmi d'autres ne soyons pas mégalo) et sans aucune contrainte de rythme nous satisferait amplement.

TSOTL n'a pas la prétention d'être objectif... éviter d'être (trop!) injuste suffira.

TSOTL n'est pas là pour occuper tes week-ends à te faire des amis virtuels ou à te tenir au jus des petits potins de la splendide scène metole extreeeeme. Viens discuter le bout de gras sans attendre de réponse de suite (voir tout court)...

Bref TSOTL n'est pas là pour participer aux concerts de cris et de fracas permanent, TSOTL se contente tout connement de parler de temps en temps... A vous d'en tirer la substantifique moëlle si vous en trouvez une... les jours où vous êtes sur la bonne longueur d'onde... avec un peu de temps pour vous poser.

Et pour conclure pompeusement un aphorisme à méditer:

"Si l'homme parfois ne fermait pas souverainement les yeux, il finirait par ne plus voir ce qui vaut d'être regardé".

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Edito Janvier 2008 (Pourquoi chroniquer des zines ?)
Pour cette update ci, un edito sur une petite nouveauté du site...moyen le plus simple de ne pas avoir à relever le défi de faire mieux que le dernier édito ! TSOTL a décidé de chroniquer sporadiquement quelques fanzines pour nous rappeler que les webzines c’est vraiment de la merde.

Bon ce n'est pas tendre mais c’est plus via fanzine que webzine que je découvre des groupes... Evidement on ne parle pas d’avant l’avénement du web ! Le format papier est vraiment cool, plus agréable à lire, portable (aux chiottes). L’objet en lui même peut être sympa voir carrement chiadé. Contrairement au web avec tous ses liens, une fois le zine en main, si il est bon, impossible de fuir en avant en surfant de site en site, de lien en lien. Il semble que pour sortir un zine, il faut deja plus de motivation que pour faire un webzine. Plus grande est la probabilité de tomber sur du vrai boulot de passionnés et pas (forcement) sur un hobby du dimanche.

Du fait d'un délai de création et de diffusion, les fanzines sont moins axés news et peut être finalement plus perenne. Le web est trop souvent un empilement de news ou de « support de la scene/update en temps réel » aux designs chiadés qui tournent au stérile. Les fanzines n’en sont pas exempts mais on espere via ces quelques chroniques vous fournir de bonnes lecture.

Etant plutôt fan de death ne vous attendez pas à des zines de beumeuh ultimes ou de grind/brutal death only... après si il y a un peu de ces styles pas de soucis bien sur mais les zines 100% un courant trop spécifique c’est chiant... idem pour les zines à digression politisantes fortes ou dans le délire « dans ce numéro un article sur le mysticisme luciférien »: je vous laisse aller sur www.RikaZaraï.com. Concernant les (quasi) mags, on verra... mais bof... .franchement je deteste les trucs trop pro, clairement alimentés en promos avec des sommaires behemoth/nile etc. Un bon zine est un torche cul où les auteurs vont chercher les groupes et pas une bande de cretins le cul vissé devant leur PC à attendre les promos avec des chroniques prêtes ou ne reste plus qu’à changer le nom du groupe et celui du batteur de broootal death du moment ! De là, les daubes à la Brutallica, et ses fabuleuses chros de 5 lignes, et compagnie y en aura pas excepter pour passer ses nerfs ! Donc les magazines liés commercialement à des labels oubliez ! c'est pas pour TSOTL (cf ce beau sujet sur le forum ). Sinon, sauf à voir une mode naitre et de plus en plus de zines papiers sortir, TSOTL ne compte pas non plus s’attarder sur des zines à chier par terre.

Contrairement aux chroniques musicale, les chros de zines sont vraiment un délire et TSOTL ne prétend pas à l'exhaustivité, donc pas la peine de venir larmoyer ou étaler sa culture pour nous dire qu’ils manquent Leather and spikes, desecration of virgin, Franang, etc ou ce zine singapourien avec des groupes ne sortant que des rehearsal tapes à 10 exemplaires. Le but n’est pas là... .Le but n’est pas non plus de chroniquer tels ou tels vieux numéros sortis y a 15 ans maintenant introuvable.

Sinon on a longtemps hésité à faire cette section sur TSOTL pour 2 raisons, certains pour ne pas dévoiler une partie de leurs sources (« ooouuuhhhh les minables pompeurs»). La deuxième raison : d'autres ne voudraient pas voir une mode du zine arriver, avec tous les petits bouffons du ouaibe metole, qui supportent (et c’est dur de la supporter !) la scène, se jettant là dessus. Non que TSOTL draine beaucoup de monde, par essence, mais quand on voit certains zines et leur reviewers se tourner vers des combos encensés par le revival old school actuel, ou découvrir la scene sud américaine...on peut avoir peur de livrer de bons plans à l’usage de ces vampires qui vident la musique de leur sens et la livre à la plebe de downloaders blasés en quête du groupe de la semaine... .d’un autre coté ça me ferait marrer de voir une mode "collectionne les nombreuses sorties de Nunslaughter" apparaitre !

Enfin, point de naiveté, les zines ne sont pas exempts loin de là de certains défaut type « support the scene » ou « true machin » « true bidule etc » ou "les groupes de ma ville sont trop bons"... pas la peine de me faire dire ce que je n’ai pas dit... il y a clairement une putain de mode old school..gnnéééé..."si c'est oldschool c'est forcement bien" le nombre de zines dans ce genre de délires m'a fait halluciner. De même il existe sur le web de bonne chose. Le web rend quand même la vie plus facile... de là vous vous démerderez donc toute seules comme des grandes pour chopper les contacts de ces zines...
Pour lire nos premières chroniques de zines, suivez ce lien.

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Edito Juin 2007
L’antichambre underground, jadis parfait terrain d’entraînement sur lequel les jeunes loups travaillaient d’arrache pied avant de faire leur apparition dans la cour des grands, n’existe plus réellement et devient une norme commercialisée qui favorise un terrible nivellement par le bas. 3 mois d’existence, le petit est devenu grand, contrat discographique en poche il entre en home studio pour nous vendre son premier album comme Morbid Angel nous livrait fièrement son « Altars Of Madness » en 1989 après avoir, eux, écumé le souterrain pendant de trèèèès longs mois. La demo n’existe plus, inutile, un titre sur Myspace suffit à attirer l’attention de centaines de labels qui prendront soin de regarder le compteur de visites avant d’écouter ce que le groupe peut proposer. 3000 visites en deux mois ? Miam, je signe avant que le voisin ne le fasse !!!
1200 ventes (un beau carton ajourd’hui !) et 5000 téléchargements plus tard, le groupe split dans l’indifférence générale déjà remplacé par la nouvelle sensation éphémère de l’année. De l’année ? Non non ! Du mois ? Arf, non plus. De la journée !! La cdthèque virtuelle montée sur disque dur géant s’emplit trop vite pour que l’auditeur new generation, celui qui ne sait qu’entendre, s’attarde sur un cas particulier. Ce jeune boulimique, excité, se gave jusqu’à l’écoeurement, (on mange beaucoup plus quand c’est gratuit), de cette scène en perdition qui fait la part belle à l’attitude reine, à l’image souveraine, à la plastification de productions certes puissantes mais aseptisées, lisses et sans âme.
250 sorties par mois, toutes vendues comme LE chef d’oeuvre qui va révolutionner le metal, Mr X. produit et garanti le gros son puissant qu’il faut avoir en ce moment, Mr XX. a fait la pochette dans l’air du temps, les photos promos font dans la juste pose et surtout on retrouve l’incroyable Mr XXX. à la batterie, élément devenu primordial.
En effet, en ces temps modernes, le batteur, cet athlète surhumain molestant son engin triggé à mort, récolte la gloire aux dépends de pauvres six cordistes noyés dans une mer de mix infestée de blast beat dévoreurs d’espace sonore. Inutile de s’emmerder à composer de bons riffs, la double hypersonique couvre tout.
Ca tabasse, ça bourrine, ça poutre !!
Et c’est bien ?
Bah…je sais pas mais ça poutre !!
...gné gné...
12300 coups de caisse claire minute, les X-Men font du metal, cool.

Travaillez moi l’emballage, soignez le contenant !! Attirer le consommateur, du clinquant, du brillant, du provoc’, du bandant maintenant avec de nouvelles starlettes n’ayant rien à envier à Christina Aguillera. Le jeune metalleux se fait sa petite branlette quotidienne sur le poster (taché) d’Hydrogin ; les temps changent, Araya ne m’aurait jamais fait cet effet là…

Pour toutes ces raisons, mais bien d’autres encore, TSOTL restera ancré au cœur d’années bénites qui virent les chefs d’œuvre sortir les uns après les autres, au compte gouttes, chaque groupe était encore immédiatement reconnaissable et proposait quelque chose de neuf, d’unique, juste avant que l’époque de l’insouciance se fane, $ournoi$ement délogée par une autre qui laissera la peur de vendre moins freiner brutalement tout élan d’audace.
Pas encore totalement blasés, le cœur empli d’espoir dans ce nouvel environnement familier et réconfortant que vous n’aurez pas manqué de remarquer, nous tenterons tout de même d’extraire chaque mois une ou deux perles du gros tas de nouveautés merdiques qui inonde les bacs de nos disquaires favoris et les fichiers soulseek de notre new génération. Pour le reste, vieilleries cultes, kitsch, oubliées, essentielles, naïves, sublimes parfois, inoubliables souvent, fondatrices toujours, resteront au programme de notre zine de vieux cons même pas vieux !

Je me souviens d’un temps ou la créativité était un puissant facteur de sélection naturelle.

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Septembre 2005
Et voilà. Un an déjà. Alors que certains ( les marginaux ! ) pariaient sur une brève apparition aussi éclatante qu’éphémère, voilà douze mois que nous recevons de toutes parts félicitations, encouragements, éloges. Douze mois que vous tapissez sans retenue notre parcours de pétales de roses mes amis. Comment vous remercier.

Sous l’implacable soleil de ces deux mois d’été, nos corps brûlés aux muscles saillants, superbes, huilés, furent bien souvent convoités, que dis-je constamment disputés par des hordes de femelles hystériques - incontrôlable appel de la nature à la sélection, à la survie de l’espèce – ne sachant que faire pour accueillir en leur matrice la divine semence de l’Elite.

Certes ces deux mois sans nos précieuses et indispensables présences parmi vous furent longs, mais nous savons être bons avec nos sujets et vous serez récompensés de cette insupportable attente.

Tout d’abord vous trouverez ici nos devoirs de vacance. Certes ils sont un peu maigres mais vous connaissez à présent les circonstances héroïques de leurs écritures. Ensuite, réjouissez-vous, finies les mises à jour mensuelles qui furent de mise ces derniers mois, nous reprenons dés à présent le rythme des chroniques mises en ligne "en temps réel". Et que faire pour tourner définitivement la page estivale et récupérer au plus vite de cette épuisante période de saillies effrénées ? Rien de mieux que plonger le nez dans nos vieux vinyles poussiéreux du siècle dernier. L’effort se fera à présent et pour une période encore indéterminée sur les années 80/90. Ce qui n’empêchera pas quelques exceptions, pour lesquelles nous estimerons qu’elles méritent notre verdict. Ensuite, et oui vous ne rêvez pas, un forum, comme dans un véritable webzine ! Nous daignerons enfin pencher nos graves silhouettes sur vos petites correspondances. Enfin, mise en place d’un nouvel outil de statistiques qui révèlera nos inombrables lecteurs et par la même notre écrasante supériorité, la crédibilité d’un webzine étant bien évidemment proportionnelle à la consistance de son auditoire…………..

Bonne lecture mes amis.

 

 

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Mai 2005
Les webzines sont généralement pieds et poings liés. La volonté de maintenir à tout prix de bonnes relations avec les autres acteurs de la scène limite fortement la liberté d'expression, et donc la pertinence de l'information. Le discours "la scène a déjà assez de mal à vivre comme cela, alors il faut coopérer et non se tirer dans les pattes" occulte trop facilement certaines vérités. Ce discours n'est de toute façon pas une excuse pour ne pas lutter contre la médiocrité puante de cette même scène. Bien au contraire. Nous ne sommes ni les premiers ni les derniers à prôner ces idées. Il n'y a rien de nouveau là-dedans. La masse retranchée d'en face qui se définie elle-même comme adverse ne voit en nous qu'une bande de gamins immatures à la démarche destructrice. Facile. Réconfortant. Et surtout rien de nouveau là dedans non plus. Deux points de vue aussi inconciliables ne peuvent raisonnablement que s'ignorer mutuellement, faute de quoi l'improbable discussion glisse inévitablement dans des débats sans fin, eux aussi déjà connus à la virgule près, depuis longtemps. Alors oui, TSOTL va s'efforcer de ne plus faire directement référence à ces différences de point de vue. Alors oui, libre à chacun de se faire joyeusement rouler dans la merde ambiante ou non. Et oui encore TSOTL va plus que jamais se limiter à sa besogneuse tâche, laisser les petites railleries externes se diffuser allègrement et abandonner la médiocrité à l'autosuffisance générale. La qualité, elle, parlera. et fera la différence.

Nous ne pouvons laisser ce mois d'avril filer sans terminer sur une note d'optimisme non dissimulé. Un regain d'activité notoire n'aura échappé à personne : TSOTL est heureux d'accueillir en son sein de nouveaux collaborateurs. Voilà qui met théoriquement fin à la campagne de recrutement du mois passé, privilégions un esprit commun à une rédaction massive et impersonnelle.

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Avril 2005
Ce mois d'Avril 2005 clôture ainsi les 6 premier mois d'existence de TSOTL. Ere charnière pour le zine qui entre à présent en période de transition, sa structure étant appelée à s'étendre pour mieux servir sa cause. Il n'est plus vraiment nécessaire de justifier notre démarche, nos intentions ont été clairement définies et ne font plus aucun doute dans l'esprit de nos lecteurs, même si elles n'ont pas toujours été saisies par nos détracteurs qui se plaisent à cultiver et à répandre une image éronnée de TSOTL... en vérité image bien plus favorable à l'apaisement de leur égo meurtri.
TSOTL recherche activement des collaborateurs afin d’étendre son champs d’action tout en continuant à proposer une vision alternative. Il est évident que les chasseurs de promo en tous genres sont invités à ne pas nous contacter. Les sphères musicales traitées ne sont pas définies, les seuls critères de sélection étant culture, motivation, intransigeance, justesse et aptitudes rédactionnelles pointues. Coller à l’actualité n’étant pas indispensable. Pour toute candidature, la meilleure perspective d’approche consiste à nous faire parvenir deux chroniques. L’une ‘positive’ l’autre ‘négative’. Si la chronique négative est attribuée à une oeuvre habituellement passée à la pommade, du moment que la critique est argumentée et recevable, l’idéal sera proche. Toute candidature est à adresser à tsotl@thesoundofthelaw.com . Les chroniques seront immédiatement soumises au consortium de TSOTL qui prononcera son verdict dans les 48 heures.


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Mars 2005
Après un bon mois de léthargie notoire, TSOTL reprend peu à peu une activité normale et remonte au créneau. Voilà maintenant 5 mois que le zine est tombé sur la toile comme une mouche à merde dans une soupe. Peut-être est-il temps de dresser un petit bilan sur ces mois écoulés et d’entrevoir une perspective sur les mois à venir. L’accouchement s’est fait dans la douleur pour certains et TSOTL fait immédiatement office de mouton noir au milieu de la mièvrerie ambiante. Il est bien évidemment impossible de résumer ces premiers instants d'existence sans faire tomber un constat irréfutable : TSOTL dérange. Symptôme principal de ce malaise : la très révélatrice et systématique censure à laquelle se sont livrés un certain nombre de webzines d’obédience Metal et assimilé. Censure sauvage et acharnée pratiquée de surcroit par des sites qui prônent des valeurs morales primordiale telles que tolérance et liberté d'expression. Pour ne pas les citer : les webzines Violent Solutions, Guts Of Darkness, Slow End, Fannzic, Obskure et le label Waiting For An Angel. Il aurait été compréhensible voire judicieux si messieurs les censeurs avaient usé de leur pouvoir afin de mettre fin à des polémiques, des attaques, ou encore des rumeurs qu’aurait pu répandre TSOTL sur leurs forums respectifs. Mais TSOTL ne se livre pas à ce genre de pitrerie infantile et ne participe d’ailleurs jamais à ces forums, la censure n’a frappé « que » des annonces de mises à jours mensuelles au ton purement « administratif » postées dans les rubriques adéquates et prévues à cet effet, au milieu de centaines d’autres du même type… Laissons à l’auditoire juger de la signification de ces comportements et demandons-nous quelles en sont les motivations. TSOTL n’étant pour l’instant encore qu’à l’état embryonnaire, il serait par conséquence fortement déplacé de prétendre que nous sommes pour le moment autre chose qu’une épine dans le pied des géants du « webzinat » français. Cette censure n’est donc pas pratiquée par crainte de ce que TSOTL représente actuellement, mais peut-être par peur de ce qu’il pourrait devenir… Qu’à cela ne tienne, les annonces d’update sur forums ne sont pas les seuls moyens de propagande mis à notre disposition… Pour en revenir purement à notre mouton noir, une rubrique est pour le moment quelque peu laissée à l'abandon : les articles sont, par manque de temps qui est une des caractéristiques principales des acteurs de TSOTL, on peut le dire inexistants. Gageons que cette rubrique se développera de manière conséquente dans les prochains mois à venir lorsque le site jouira d'un personnel plus conséquent... mais j'y reviendrai. Concernant les Entrevues, nous allons continuer dans la voie dans laquelle nous nous sommes engagés : pertinentes et sans concession, loin des interview/questionnaires sans aucune substance auxquels vous ont habitué nos confrères politiquement correctes. L'interview de Garwall fut très interessante à mener. Le personnage interviewé fut très coopératif et a joué le jeu jusqu'au bout, même s'il n'a pas su l'assumer par la suite à en croire ses réactions post interview pour le moins triviales. A trop vouloir épater la galerie... Bref. Pour les mois à venir, ne vous attendez pas au moindre écart de direction de la part de TSOTL. Fidèles à nous mêmes nous continuerons à encenser toute matière authentique méritant le soutien et le respect de tous, et persévèrerons à joyeusement chier sur les wagons entiers de moutons inutiles sans avoir de compte à rendre à qui que ce soit.
AVIS A LA POPULATION : TSOTL recrute des collaborateurs. Culture musicale imposante requise. Les candidatures sont à envoyer ici.

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Septembre 2004
Encore un nouveau webzine... un de plus... Pas vraiment. Ce site n'a pas pour ambition de coller à quelque actualité que ce soit. Ici, aucune trace d'interviews promotionnelles ou de chroniques commerciales destinées, non pas à informer le lecteur, mais à maintenir excellentes les relations avec les nombreux labels génereux en cd promos. Beaucoup d'autres le font très bien laissons leur au moins celà... The Sound Of The Law se démarquera de la masse de plus en plus conséquente des "webzines" qui s'acharnent à pondre des centaines de chroniques bâclées, médiocres et vides de toute culture musicale. Ici bas, la qualité primera sur la quantité, et la mémoire des anciens sera honorée... Le web est actuellement en proie à une sous culture de newbies ignorants, sans références, qui tentent d'enseigner quelque chose qu'ils ne connaissent pas. Une niaiserie débilisante et palpable, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. La critique, la vraie, ne semble plus avoir sa place sous peine de se faire immédiatement estampiller "intolérance". L'avis des cohortes de moutons n'intéresse pas The Sound Of The Law, c'est pourquoi vous n'y trouverez ni commentaires de chroniques ni forum ni guestbook. The Sound Of The Law n'est pas là pour combattre qui que ce soit, mais propose une alternative, la plus objective et juste possible, à un environnement médiatique devenu apathique, amnésique, et amputé de toute conscience critique...