DISMEMBER - Like an ever flowing stream - 1991 ( Nuclear Blast )

Tracklisting:
1: Override of the overture
2: Soon to be dead
3: Bleed for me
4: Ans so is life
5: Dismembered
6: Skin her alive
7: Sickening art
8: In death's sleep

18/20

Originaires de Stockholm, Suède, le line-up originel de Dismember de 1988 était sous la forme d'un trio: David Blomqvist (guitare), Robert Sennebäck (vocaux/basse) et Fred Estby (batterie). En dix huit mois, deux démos voyaient le jour: "Dismembered" puis "Last blasphemies", toutes deux très populaires dans le milieu underground et catapultèrent Dismember comme l'un des groupes les plus prometteurs de la scène. Malgré cela, le groupe splitta en Octobre 1989, quand Fred Estby décida de rejoindre Carnage, pour écrire un autre chapitre de l'histoire du death suèdois aux côté de Matti Kärki (vocaux), Johnny Dordevic (basse) et Michael Amott (guitare) - qui rejoins plus tard Carcass, puis fonda Arch Enemy. Fin 1989, Carnage signe un contrat d'un album avec Necrosis/Earache records et peu de temps après investissent le fameux Sunlight studio où ils furent rejoins par David Blomqvist (comme seconde guitare) qui venait juste de quitter Entombed. "Dark recollections" fut donc le debut album de Carnage, qui à l'origine sortit comme split CD avec les norvègiens de Cadaver début 1991 et fut immédiatement acclamé par toute la scène underground. Mais ce fut le seul album de Carnage quand Amott, fondateur du groupe se barre pour rejoindre Carcass. Les membres restant, Estby, Kärki et Blomqvist décident alors de la résurrection de Dismember. Ils enregistrèrent alors une nouvelle demo, "Reborn in blasphemy", titre de circonstance. Sennebäck qui jouait alors pour Unleashed (encore non signé) repris sa place mais cette fois comme second guitariste. Le dernier à rejoindre le groupe est Richard Cabeza (basse) qui se barre de Carbonized. Le line up est alors enfin établis: Matti Kärki - chant, David Blomqvist - lead guitar, Robert Sennebäck - rythm guitar, Richard Cabeza - basse, Fred Estby - batterie.
Début 91 Dismember retourne au Sunlight studio. Et il en sort cet album qui reste toujours une référence de Swedish Death Metal . A l'époque, alors qu'unanimement salué par toute la presse underground, il est pourtant presque inaperçu dans la presse généraliste, où Dismember passe pour les "deuxièmes de la classe". C'est l'époque de la pleine explosion de la scène death metal scandinave, les mag' ne savent plus où donner de la tête, érigent Entombed en maîtres incontestés du style et occultent quelque peu Dismember. Cet album est pourtant un modèle du genre, puissant, direct et mélodique. Le riff du premier titre "Override the overture" n'a pas quitté ma tête pendant plusieurs années. "And so is life", terriblement accrocheur est paradoxalement à vous décrocher la tête des épaules en live. On y retrouve aussi "Death evocation", le dernier titre de Carnage, remanié pour la circonstance. Nicke Anderson (Entombed) qui joue ici une grande majorité des solos fait étale de tout sont talent, en étant à la fois mélancolique et incisif : l'intro mélodique de "Dismembered" est somptueuse. Le son est maintenant mythique, brut et puissant, et les riffs resteront une marque déposée made in Dismember tout au long des années et des albums. Le groupe entame en Juin 91 une tournée européenne avec Morbid Angel, mais celle ci est avortée. Mais ils participent au Rock hard christmas festival aux côtés de Death, Cannibal corpse, Napalm death et Pestilence: les Dismember pointent enfin le bout de leur nez au beau milieu des parrains de la scène death metal de l'époque. Cet album est incontestablement un must pour quiconque voudrait s'imprègner du véritable esprit "Old School Swedish Death Metal" (hmmfff!!) couillu, gras, puant ce subtil mélange de cuir, de sueur et de bière... slurp.