DEICIDE - Legion - 1992 ( Roadrunner )

Tracklisting:
1. Satan Spawn The Caco-Daemon
2. Dead But Dreaming
3. Repent To Die
4. Trifixion
5. Behead The Prophet (No Lord Shall Live)
6. Holy Deception
7. In Hell I Burn
8. Revocate The Agitator

16/20

18/20

Ce second album de DEICIDE est selon moi leur meilleur disque. En tout cas c'est clairement le plus fou. Pleines de riffs overspeedés, complexes et saccadés, certaines chansons partent littéralement dans tous les sens...

La voix de Benton est à mon sens une des meilleures du death dans la mesure où elle est crédible. Je trouve en effet que, souvent, à trop vouloir en faire, certains vocalistes de death (et énormément de black) sonnent tout simplement ridicules. Le second mérite de Benton réside dans ses lignes de chant qui sont souvent "accrocheuses" et mémorisables... on pourrait limite les fredonner sous la douche eh eh eh. Il ne se contente pas de beugler de façon linéaire, pour preuve "repent to die", "behead the prophet", "holy deception". Assez punk dans l'esprit je trouve. Une amélioration notable est sa voix hurlée : elle sonne bien mieux et est mieux placée sur les morceaux (c'était le seul coté négatif du fabuleux "dead by dawn" par exemple).

Concernant les grattes c'est de la folie : ça joue à 200 à l'heure...parfois un peu crade au niveau du jeu mais ça rajoute au coté sauvage du cd. Au niveau du son je trouve que ça manque de basses et écorche un peu les oreilles. D’un autre coté ça colle bien au feeling agressif de cet album. Pourtant, vous discernerez les lignes de basses très facilement. Et surtout il y a ce bon vieux son de double qui cliquette….Concernant les compos : peu de déchets ; malheureusement, le premier titre en fait, je trouve, partie. En tout cas, cet album est FEROCE. C'est le disque sur lequel ils sont allés le plus loin...Paradoxalement, c'est celui qui est le moins joué en live...Deicide arguant du fait qu'en concert ça allait trop vite et dans tous les sens...i.e. c'était incompréhensible. Ils n'ont peu être pas tort mais en tout cas, sur platine ce cd est très bon. Deicide est ensuite passez à un style plus accessible au niveau musique; je dit bien musique car la voix et les lignes de chant de Benton ont toujours été "accrocheuses".

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Très attendu second album du quatuor floridien. Beaucoup se demandent comment le groupe va gèrer le virage périlleux que représente l'enfantement du successeur du si remarqué "Deicide" 2 ans plus tôt. Benton, le vocaliste basseux, fait alors étale de toute sa démesure dans les nombreuses interviews promotionnelles que lui accorde la presse spécialisée, et se répand dans un déluge de propos plus débiles les uns que les autres, le gars se revendiquant d'une réelle identitée démoniaque... ou quand la provoc' devient grotesque! L'individu est tout de même gravement atteint, et va même jusqu'à se marquer au fer rouge au milieu du front avec un crucifix renversé. Grave je vous dis.

Legion se compose de 8 titres pour une durée de totale de 29 minutes. Certes c'est un peu court, mais il faut bien avouer que plus aurait été trop, tant cet album fait preuve d'une intensité rarement égalée. Une fois de plus, Burns est aux manettes, et toujours au Morrisound Studio, mais cette fois le son dénote pas mal des inombrables productions du gars Scott. Beaucoup plus brut et direct. Cependant la batterie est très ( trop! ) en avant, et parfois carrément saturée. Les compos vont de mise avec le son : les Deicide ont considérablement progressé en brutalité et en intensité. On a là l'un des albums de Death les plus extrêmes qui soient. Steve Asheim est tout simplement hallucinant derrière ses futs, il monte d'un cran ( voire 2 ou 3! ) par rapport à "Deicide" et laisse loin derrière tous ses éventuels concurrents. Une grande variété dans son jeu, et niveau complexité/rapidité, très sincèrement c'est tout bonnement incroyable. Les deux Hoffman se renvoient constamment la balle dans des solos de grattes totalement disjonctés et torturés à souhait. Les vocaux sont toujours basés sur le même concept que "Deicide", deux voire trois voix se superposent. Sortent du lot : "Dead But Dreaming" et "Holy Deception" qui ont l'avantage d'être très catchy, et, vu l'intensité surréaliste ambiante, c'est un exploit! Un must.