DEICIDE - Deicide - 1990 ( Roadrunner )

Tracklisting:
1: Lunatic of God's creation
2: Sacrificial suicide
3: Oblivious to evil
4: Dead by down
5: Blasphererion
6: Deicide
7: Carnage in the temple of the damned
8: Mephistopheles
9: Day opf darkness
10: Crucifixation

15/20

On ne présente évidemment plus le groupe, il a assez fait couler d'encre dans la presse spécialisée je pense. D'ailleurs, pour la petite anecdote, au moment de sa sortie ce CD était présenté par celle-ci comme étant le "produit" à ne pas mettre entre toutes les mains. Attention, produit dangereux!.... C'était l'époque où le satanisme chrétien faisait encore peur aux vieilles dames... Franchement en relisant les chroniques de la presse métaleuse de l'époque, on ne peut s'empêcher de laisser s'échapper une petite perle d'urine dans le slip (bah oui moi je suis slip!...) tant on a vraiment l'impression d'être en face d'un nouveau phénomène de société avilissant pour la jeunesse qui se verrait, à l'écoute de cette galette, enbrigadée subitement dans une secte où on s'occupe le soir avec des chèvres... Ca y est, le death metal "satanique" (je pourrais mettre une bonne dizaine de guillemets mais bon...) était officiellement né aux yeux des scribouillards en manque se sensationalisme vendeur de torchon.
Pour en revenir au skeud en lui-même, et bien il est sorti en pleine déférlante de death metal floridien, sous la houlette de l'inévitable producteur de l'époque: Scott Burns, et enregistré comme de bien entendu au non moins inévitable Morrisound studio. Résultat, niveau son, pas de surprise évidemment, toujours la même recette identique à toutes les productions de l'époque: le tout est très propre mais très synthétique. Du death metal sous latex en somme! Par contre, au fil des dix titres qui s'enchainent, une impression d'implacable efficacité ressort incontestablement. Celle-ci est évidemment due à la double pédale du sieur Asheim, qui atteint là des records de constance dans sa rapidité pour l'époque: Môssieur Steve Asheim est sans contest l'un des batteurs les plus inhumain de sa génération, L'album suivant "Legion" ne fera que confirmer cette évidence. Autre particularité: le chant. Plusieurs voix viennent se coller simultanément à la ligne de chant principale, le tout ne lésinant pas sur les effets afin d'apporter les sonorité les plus inhumaines et malsaines possibles, même si par moment on tombe tout de même dans les clichés... Niveau compos, c'est très très carré, trop peut-être, le son plus les compos, franchement à l'arrivée on a vraiment l'impression après quelques années de recul, d'écouter un CD de death metal préfabriqué. Mais bon, quatorze ans (!!!) après sa sortie, l'écoute de "Deicide" est toujours appréciable (pas le cas de certains CD de certains groupes six mois après la sortie de leur skeud!).
"Deicide" est incontestablement un classique du style, une des quelques pierres angulaires qui ont fait l'histoire du death metal: même si quelques éléments semblent obsolètes à présent, jeter une oreille dessus ne pourra que vous faire du bien.