CATHEDRAL - Endtyme - 2000 ( Earache )

Track List :

1-Cathedral Flames
2-Melancholy Emperor
3-Requiem For The Sun
4-Whores To Oblivion
5-Alchemist Of Sorrows
6-Ultra-Earth
7-Astral Queen
8-Sea Serpent
9-Templar's Arise

13/20

Ça commence et ça termine comme du doom, mais ce n’est pas du doom. Le retour aux sources annoncé sans doute un peu trop vite n’a pas vraiment lieu ici, et pourtant…Lee Dorian semble enfin revenir un peu de sa monomanie Ozziesque pour à nouveau revenir à un registre plus personnel, à l’image du reste du groupe. Endtyme est indéniablement un disque très heavy. L’artwork est magnifique, comme c’est souvent le cas chez Cathedral. Mais de noirceur, ne cherchez pas trace ici, vous seriez très déçus. Ni les riffs ni les lyrics n’atteignent, même de loin, l’intensité du grandissime Forest Of Equilibrium, certains flirtant même parfois avec la banalité absolue. En dépit d’une production toujours aussi boueuse, à peine plus propre que sur le premier album (mais plus sèche et sans cette fameuse réverb’), tout ça sonne assez mainstream, un peu consensuel, pas vraiment profond ni dangereux…le bon (‘Melancholy Emperor’, ‘Ultra Earth’) côtoie souvent l’anecdotique (‘Alchemist Of Sorrow’ sympa au début puis vite redondant et répétitif, ‘Whores To Oblivion’ au refrain et à l’outro absolument ignobles), et le tout laisse une impression générale de décousu, de manque d’unité. En contrepartie, ce skeud s’en trouve logiquement être très varié, un des meilleurs titres étant sans conteste le titre atmosphérique, le « planet-caravanesque » ‘Astral Queen’, basé sur ce genre de riff de basse super groovy et hypnotique dont Geezer Butler avait le secret en son temps. Cathedral peut vraiment être par moments un gros rip-off, mais le plagiat est ici parfaitement assumé et il faut reconnaître que ce groupe ne s’est jamais lui même considéré comme la 8è merveille du monde en matière d’originalité…ici au moins ça reste un truc honnête, ça ne revendique aucune étiquette sophistiquée et surtout ça ne sonne comme aucun autre groupe actuel…ce qui est dommage c’est que ça relègue le groupe au rang d’éternel second couteau alors que n’importe quel fan de doom sait bien de quoi Cathedral fut capable autrefois…Lee Dorian donne d’ailleurs l’impression d’être en pilotage automatique parfois, plus grand chose à voir avec ses lignes de chant possédées d’antan…
Voilà un tableau à priori mitigé de ce Endtyme…mais c’est probablement plus du au passif du groupe qu’à la qualité intrinsèque de ce skeud certainement pas génial mais pourtant plaisant de par son côté atypique (voilà au moins une constante dans le style Cathedral !)…la meilleure preuve étant son endurance au sein de ma playlist perso…du bon heavy metal old school (et pas stoner rock comme on lit parfois – le premier qui ose comparer Cathedral à Monster Magnet gagne un CPE chez VS), kitsch juste ce qu’il faut, spontané et dépaysant quoi qu’on en dise, très écoutable à quelques fautes de goût près.