CARNAGE - Dark Recollections - 1990 ( Necrosis ) 2000 ( Earache )

1.Dark Recollections
2. Torn Apart
3. Blasphemies Of The Flesh
4.Infestation Of Evil
5. Gentle Exuming
6. Derange From Blood
7. Malignant Epitaph
8. Self Dissection
9. Death Evocation
10.Outro
+ sur la réedition 3 titres de la 1ere démo
11. Crimes Against Humanity
12. Aftermath
13. The Day Man Lost
+ 3 titres de la 1ere démo en rough mix
14. Crimes Against Humanity
15. Aftermath
16. The Day Man Lost
+ 2 titres de la seconde démo
17. Torn Apart
18. Infestation Of Evil

17/20

Formé en 1988 par Michael Amott (guitares, Spiritual Beggars, Arch Enemy, Carcass), Johan Liiva Axelsson (chant, Furbowl, Arch Enemy), Jeppe Larsson (drums) et Johny Dordevic (basse, plus connu pour son nom chant sur le deuxième Entombed et moins pour Nirvana 2002), Carnage nous pond un ep 4 titres live en 1989 et les fameuses démos « The Day Man Lost » et « Infestation of Evil » la même année. Sur cette seconde démo, c’est Fred Etsby, le batteur de Dismemberizer, qui allait devenir Dismember, qui tient les baguettes. 1990 est l’année phare et la dernière du groupe. Déjà Dordevic passe à la basse, David Blomqvist (guitare), Matti Karki (chant, chantant aussi pour Carbonized), tous 2 membres de Dismember rejoigne Carnage pour son seul et unique album. Album qui sort alors même que le groupe n’est plus, expliquant à mon avis la non diffusion du nom du groupe dans la scène.

Quand on écoute le style du groupe sur leur première démo, on comprend pourquoi Carcass avait demandé à Michael Amott de les rejoindre après « Reek Of Putrefaction ». Pour la petite histoire ce dernier avait refusé arguant de la faiblesse de Carcass, se mordant ensuite les doigts à l’écoute du génialissime « Symphonies Of Sickness » et rejoignant finalement les anglais en 1990 pour pondre ensuite « Necroticism… » et « Heartowrk ». Bref avec cette première démo, on a à faire à du grind old school avec of course un bon vieux son démo, un son de gratte un peu « sloppy » comme diraient les ricains, du au downtuning, des blasts noyés dans du noise et une voix devenant parfois porcine. A un moment, une bonne ligne de basse quasi punk sur « the day man lost » donnant un peu d’air à l’instar des solis tordus et des quelques rythmiques crusty. Le rythme n’a rien à voir avec du Sublime Cadaveric Decomposition bien sur mais ça tape sauvagement. Pas aussi extrême que Carcass mais pas loin. 4 min 36 de bonheur pour les nostalgiques, une sacré ambiance.

La seconde démo deux titres prend clairement un tour death metal, tout en gardant cet appel constant au rythmique trashy et punkisantes. Les solis de « Torn Apart » sont plus construit et les 2 titres plus longs.

Fort de l’expérience acquise par Thomas Skogsberg du sunlight lors de l’enregistrement du « Left Hand Path » de Entombed, Carnage se tape forcément un pur son suédois bien tonitruant sur « Dark Recollections ». Par contre il y a beaucoup plus de basse et l’album en ressort plus massif, un peu à l’instar du premier Dismember qui sortira un an plus tard.

Coté titre on reprend bien sur ceux de la seconde démo, des éléments de deux titres de la première pour pondre « Gentle exhuming ». Les possesseurs de démos de Dismember connaissant déjà certains titres. On attaque sur un « Dark Recollections » d’anthologie, gros power chords, mélodies suédoises morbides, toujours un petit coté punk, Matti Karki en grosse forme. On note direct une bonne progression coté guitares avec petits chorus de ci de là, des titres plus longs et construits. « Torn Apart » tape beaucoup plus que sur la démo. Carnage se paie aussi un clavier pour alourdir l’ambiance. Attention Carnage reste avant tout un groupe de death frénétique et violent mais plus à la façon des débuts « carcass like ». Le punk habite toujours le groupe, tout comme Nihilist puis Entombed, mais, peut être en raison de la présence de gars de Dismember, Carnage sait calmer le jeu et inclure pas mal de petits plans accrocheurs. Pas grand chose de plus à dire sur cette débauche de death suédois old school…qui peut rester insensible au 3 premiers titres, à « Deranged Fom Blood » et son break bien sombre, « Death Evokation », l’outro de folie etc etc. Incontournable pour les fans des débuts de Entombed et de Dismember.

A noter que Dismember reprendra des titres sur ces démos, à moins que ce ne soit les comparses de Dismember qui les ai apportés à Carnage. Et je donne des noms : « Blasphemies of the flesh », « Self Dissection » et « Deranged From Blood » figurant tous trois sur la démo 2 de 1989 de Dismember et « Death Evocation » sur sa première démo de 1988 (pour le coup on est sur que ça a été composé par les gars de Dismember pour Dismember).

Certains argueront que Carnage est plus connu pour avoir abriter en son sein un futur Carcass et Dismember, pour d’autres c’est du Dismember en plus direct, il n‘empêche que pour moi Carnage fut parmi les premiers pourvoyeurs du death suédois et signe là un album qui n’a peut être pas de chansons de la trempe du titre « Left Hand Path » mais que je préfère à l’album « Left Hand Path »et aux démos de Nihilist ! Na !

L’album était sorti originellement sur Necrosis, le label de Jeff Walker et Bill Steer de Carcass qui avait sorti le release de Repulsion. Earache superbe label devenu producteur de bouses nous paie le luxe de ressortir les 2 démos, l’album et un rough mix de la 1ere démo (inutile) sur un seul cd…et quand je vois l’esprit du death qui plane sur ce disque, satan m’habite…