BLACK WITCHERY - Upheaval Of Satanic Might - 2005 ( Osmose Productions )

Tracklisting:
1. Blood Oath
2. Heretic Death Call
3. Profane Savagery
4. Baphomet Throne Exaltation
5. Holocaust Summoning
6. Hellstorm Of Evil Vengeance
7. Darkness Attack
8. Scorned And Crucified
9. Upheaval Of Satanic Might

14/20

Et il y a encore de sombres cons pour épingler fièrement ce genre de groupes sous la désormais sacro sainte, mais pourtant parfaitement abstraite, étiquette "True black". A ces chroniqueurs conformistes débiles et incultes je ne pourrai qu'offrir, outre mon profond mépris, l'intégrale de Nargaroth, un abonnement à Metallian et mes déjections du matin (qui sont bien moins nauséabondes que le torche cul précédemment cité) !
Black Witchery propose une fois de plus 1 œuvre (oui une œuvre, et je vous emmerde !) bestiale et primaire, un album basique, cru et définitivement sombre. "Upheaval of Satanic Might" est un déferlement sonore, une bourrasque obscure qui vous plonge la tête dans la merde sans que cela vous dérange, pire, vous aimez ça.
C'est rapide, intense, méchamment linéaire et tellement malsain. Ne cherchez pas les breaks, les arrangements, ne cherchez pas la moindre subtilité et ne cherchez pas l'originalité, contentez vous de vous asseoir, de pousser un peu le volume et d'ingurgiter brutalement cette tonne d'insanités sonores qui vous explose à la face.
Un blast bancal, sourd et puissant, des riffs barbares que n'auraient pas renié le Culte Blasphemy, des voix haineuses, animales, qui se mélangent douloureusement au cœur du chaos, des morceaux purs, agressifs qui s'enchaînent sans aucun répit, voila l'orgie auditive à laquelle vous convie le groupe.
C'est mal joué ? Peut être, ouais peut être mais tout le monde s'en tape les melons, un feeling puant se propage douloureusement, coule grassement des 9 morceaux de cet opus et c'est tout ce qui importe.
La production est rustre, idéale pour un style qui prend tout son sens quand le son se fait âpre et "bourru".
Voici le Black Metal dans toute sa laideur, dégoulinant de haine, qui résonne comme un appel à tous les Marduk de la scene, furieux appel aux rock star de l'extrême, "allez vous rhabiller et changez de métier, vous gênez".