TEITANBLOOD - SEVEN CHALICES - 2009 (Ajna)

Tracklisting:
1. Whore Mass
2. Domains of Darkness and Ancient Evil
3. Interlude (Arabian title)
4. Morbid Devil of Pestilence
5. Interlude (Sanskrit title)
6. Infernal Dance of the Wicked
7. Interlude (Cuneiform title)
8. Seven Chalices of Vomit and Blood
9. Qliphotic Necromancy (interlude)
10. The Abomination of Desolation
11. The Origin of Death

16 / 20

J'avais été intrigué par une intie dans bloodaxe 9 et partiellement marqué par la 1ere démo du groupe, clairement habitée par un esprit morbide, et des riffs Bestial Warlust-iens, option «vengeance war til death», ainsi que /Von-esque et Beheritien (on est replongé en pleine démo de Lord Diabolus par moment) mais en faisant trop coté son pourri. Bref une certaine dose d'alcool et une écoute préalable d'un Blasphemy, d'un Bestial Warlust ou d'un bon vieux Von était nécessaire. Comprenez qu'il faut se plonger dans un certain état pour aborder ce « Genocide chants to apolokian chants », oeuvrant dans un style definitivement austère. Morbide pour sur, Teitanblood n'est pas là pour jouer mais blasphémer dans une atmosphère occulte devenant à la longue hypnotique. Et ce son pourrave dégage un coté cryptique. De là, même si le style est bien plus bourrin, le split avec Necros Christos apparait comme une évidence étant donné que Teitanblood recherche un poivior d'évocation. Et on regrette un titre moins fort en sensation.

Autant le dire de suite, Teitanblood frappe, selon moi, un grand coup avec ce « Seven chalices ». Pour Teitanblood le death metal vient des abysses et doit être sulfureux, occulte, poisseux, bestial, chaotique, obscène, blasphématoire et cradingue. Oui le son est raw (mùais ultra épais comparé aux démos), oui les voix sont horrifiques (en gros progrés depuis les démos, NSK est ultra convaincant), oui les titres sont presque interchangeables, oui les solis sont ignobles (ce ne sont pas des soli en fait) et c'est tout simplement jouissif. La prod est sale mais bien plus puissante que les releases précédents ou que le dernier Proclamation... plus qu'adapté ce son est finalement puissant...Une véritable dynamique s'installe aux longs des titres, tous espacés d'un intermède apportant une touche hérétique à cet album, évidemment pas techniques pour un sou mais tellement brutaux. Le vocaliste est tout simplement possédé, pas de lignes de voix mais plutôt des invocations (notamment sur le dernier titre). Les passages lents, si simples, sont délectables. Teitanblood réussi à créer un véritable esprit maléfique sur « Seven Chalices »... ça pue la mort...ce pouvoir d'évocation donne une nouvelle dimension à des influences pourtant évidentes. Teitanblood invoque un maelstrom oppressant, hypnotique, entrecoupé de ces interludes confortant l'auditeur d'assister à quelquechose d'occulte. Ou du moins achevant de convaincre l'auditeur que derriere ce barrage malsain, se trouve une vue compléte, une justesse, une esthétique réelle, une volonté d'extraire une essence primitive.

Certains reprocheront au groupe un coté élitiste/orthodoxe, ne verront pas la différence avec Proclamation, hurleront à la fumisterie... libre à eux. De par son approche soit on est converti soit on déteste...mais je ne comprendrais pas qu'on y trouve pas un feeling macabre. Pour moi cet album est une véritable infection... excellent... servi par du grand Ketola à l'artwork énigmatique, parachevant la pureté de ce release.