Teitanblood - Purging Tongues - 2011 ( Norma Evangelium Diaboli )

Track Listing :

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Cet ep, constitué d'un seul long titre marque le retour du groupe après leur release de 2009. Abyssale, la production met en avant la voix horrifique de NSK (très bon vocaliste au passage), la batterie et les basses. De là, les guitares sont plus là pour soutenir un mur de noise satanique que pour être entendues (voir distinguées). L'objectif semble être clair, une sorte de retour à un truc plus rituel, à l'instar des démos (mais en 1000 fois plus épais, i.e. comme sur l'album (LIEN)). Ceci étant réalisé grâce à ce mur de son, basé sur un riff et quelques variations. De même le long texte déclamé en espagnol (ça doit être un truc dans la veine de l'apocalypse selon saint jean mais mon espagnol est trop faible), sur fonds de noise/orgue, servant de contrepoint aux riffs tend à créer la dimension liturgique/prêche possédé de ce release. De même il crée une certaine tension...

Devant de tels ingrédients, l'appréciation sera donc binaire : certains voueront un culte à la non concession bestiale de cet ep, à cette densité monolithique d'autre se demanderont si tout ceci était bien nécessaire. Ayant été conquis par la tuerie qu'est leur 1er release, certes non orignal mais faisant figure d'ode à la violence noire et bestiale, je dois avouer que le cet ep m'a un chouille déçu. Déjà, la voix en espagnole ne le fait pas plus que ça chez moi.pas assez sentencieux comme langue, l'impression de folie recherchée n'est pas pleinement atteinte, la voix aurait du être multiple, multilingues, mélangées, reverbées pour donner plus de folie au concept. Mais en écrivant cette chronique je me suis retrouvé à réécouter 5 fois d'affilée cet ep (au casque) et j'avoue que ça finit par m'hypnotiser. Une fois passé le travail d'analyse je dois être plus réceptif (et j'ai totalement saisi les riffs, primitifs, de gratte), mais je reste sur cette impression de semi déception : l'idée est là mais j'attendais un release plus démentiel et pestilentiel, quelque chose de plus viscéral dans le ressenti, de plus terrifiant.attente sans doute augmenter par le vinyle : une face pour le titre, une face recouverte d'inscriptions occultes. Mais la barre est haute depuis « Seven Chalice », cela permet de relativiser...Qu'on se rassure donc, l'intro pose une ambiance, l'entrée en scene des "instruments" est orgasmique et les parties "grinds" sont blasphématoires comme il faut.