BOHREN UNE DER CLUB OF GORE - Sunset mission - 2000 (Wonder)

Tracklisting:
1.Prowler
2. On Demon Wings
3.Midnight Walker
4. Street Tattoo
5. Painless Steel
6. Darkstalker
7. Nightwolf
8. Black City Skyline
9. Dead End Angels

Passons sur l'histoire de ce groupe allemand, pas vraiment interessante (un passé lointain de grinder/hardcore)... passons aussi ses 2 premiers albums, plus digne d'interet mais présentant un groupe en devenir, esquivons l'ep « sabbat noir pour Dean Martin » (traduction de l'allemand)... attendons 5 ans et atterrissons en 2000 pour « Sunset Mission ».

Piano doom, horror jazz... ou l'inverse... comment décrire le style du groupe pourtant si évident à l'écoute. Je veux dire par là qu'en lisant l'expression « doom ridden jazz » on n'imagine rien, on s'attend à etre surpris... et lorsqu'on met l'album, de surprise pas le bout de la queue tant on se plonge vite dans l'ambiance nuit blanche ouateuse sorti d'un film noir et blanc... .le genre de musique qui vous servirait de bande son pour observer la fumée de votre clope montant au plafond... ou pour accompagner un retour au milieu de la nuit sous une fine pluie dans une ville déserte mais illuminé. La batterie ne dépasse pas les 20 bpm, le saxo, tout aussi minimaliste que l'ensemble, pose parfois très sobrement la trame d'un paysage désolé. La chaleur naturelle de l'instrument, allié aux pulsations lentes de la section rythmique, parfois épaissies de claviers très discrets, fait des morceaux des sortes de cocons finalement assez doux. La contrebasse s'étirant sous le saxo accompagné du piano... meme dans l'objet de produire un moment plutot sombre, n'en perd pas moins une certaine sensualité... lascive. Si la recette tient en une ligne, les (longs) morceaux n'en sont pas moins tous plutot différents, ou du moins, après pas mal d'écoutes, on finit par percevoir les subtiles différences de dynamiques voir les points culminants de chaques titres... meme si l'album se prend plutot comme un tout... à écouter seul.

Evanescente la musique du groupe est contemplative et faite de peu, très peu. Originale mais si évidente à la fois j'aime y trouver refuge de temps à autre... et comprends mieux la seule appellation que j'ai entendu et qui a sonné juste à mes oreilles pour cet album et le suivant: dark jazzy lounge music. Sur une note plus concise, et pour arreter la pignolade obskiourienne, l'album « Gore Motel » est différent (moins jazzy, sans saxo, avec une gratte, à creuser), « Midnigth radio » un peu trop plat. « Geisterfaust » ne comporte pas de saxo et s'avere assez aride (toux genée... disons super chiant). Bref faites vous la main sur « Sunset Mission », qui voit apparaître le sax, ou « Black Earth » pour commencer. Si cette review porte sur « Sunset... » elle pourrait s'appliquer à peu de chose près à « Black Earth »... d'ou une fausse excuse pour ne pas mettre de note...