NAVICON TORTURE TECHNOLOGIES - The church of dead girls - 2002 (Malignant records)

Tracklisting:
Part I :
1. The Gates Of Hell Open To Reveal Shiny White Skin...
2. Ordinary Body Horror
3. Beneath The Veil of Sanity Beats The Throbbing Process Of Decay
4.Personal Apocalypse III
5. Beauty In These Ruins
6.Your Womb Became The Receptacle Of All My Self Loathing
7. Five Point Ligature
8. That Same Whisper Of Decay
9. Paterfamilias
10. Love Or Perish
11. Deathery
12. A Need To Be Desired II

Part II :
1. ...And Angels Hone Their Hooked Beaks Upon My Open Chest Cavity
2. I Feel Ready To Perpetrate Wanton, Heinous Acts Of Rape And Murder Upon Happy Lovers And The Population At Large...
3. Because I See What They Have, And I Covet It
4. Soul Murder, Revisited
5. The Illusions That Loneliness Manufactures
6. Self Pity Is The Rhythm Of My Heart
7. Everything Dies
8.The Simplicity Of Hope

Power romance, le terme, trouvé par l'auteur lui meme m'avait plutot fait marré jusqu'à ce que je saisisse vraiment la musique de NTT. Pour faire rapide, rangeons NTT dans la case power electronics... quoique, si il nous en met plein la tronche il y a un coté rituel qui l'éloigne de groupe vraiment bruistise, un coté death industriel (genre brigther death now période Great Death pour ceux qui connaissent). Quelques samples de voix mettent le malaise, une femme en mauvaise posture, des aveux de tueurs, un mec qui pete les plombs calmement. Des vois hurlées et filtrées comme prise dans la fournaise. De temps en temps ces petites mélodies qui surnage, quelques synthé horrifiques.

Assez hypnotique ce double cd est souvent basé sur des pulsations imprimés par le tapis plus ou moins assourdissant de bruit. S'y superpose ces voix samplés, histoire de plonger dans un cauchemar ou des mélodies, voix fémine, en arriere plan. Leech developpe clairement une certaine esthetique.

En jetant un oeil à l'univers de Leech vous y verrez une obsession des femmes... genre qui fait peur (attention pas à la Sutcliffe Jugend). Un examen aux titres des « chansons » finit de convaincre que certains de ces titres sont des expulsions du cerveau malade de Leech qui enveloppé dans un mur de son, en gueulant des trucs, perdu en arriere ligne se noyant dans une tonne d'écho, doit se purifier...

Plus dur, monolithique (i.e. conceptuel) et sinistre que « Pure Skin », « The Church of dead girls » est pour moi du death industriel à rapprocher d'un « Great Death » de Brigther Death Now version moins apaisante pour l'épaisseur de la chose. De temps en temps du Megaptera de « Disease » (souvenez vous cet espece de bande son illustrant l'histoire d'un quidam qui glisse dans la folie, tue sa famille et se suicide) pour certain passage plus calme et l'ambiance on ne peut plus sympathique : folie, déprime, desespoir, pétage de durite...

Du coup je me retrouve à blaguer mais Leech a un truc malsain dans le crane, et ce cd est vraiment dur, captivant, pas gratuit, mais dur et violent. Si certains titres ressortent plus, rien ne s'extrait, on est vite pris à la gorge, on subit chacune des 2 parties d'un bloc sans avoir la force d'essayer de savoir ou on en est. Par essence vous ne l'écouterez pas souvent... ce petit voyage dans la schizophrenie de Leech peut s'averer utile en cas de déprime (chouette un mec qui plus mal que moi). Je vous vois vous marrer, « ok le mec à des titres malsains et fait du bruit et apres »... et après, rien à voir avec tous ces trucs foireux qui croit qu'en choquant et assourdissant on est des stars. C'est le fonds, le feeling injecté à la forme qui fait la puissance de ce release.

Du coup on se brule nous aussi le cerveau..et on ressort lavé... et fatigué de ces 2 heures... effrayé aussi. Celui là je vais le ranger sous clé... dangeureux. Je vous laisse..je vais prendre un peu l'air...