MORBOSIDAD - Profana la Cruz del Nazareno - 2008 (Nuclear war now)

Tracklisting:
1. Intro/Ceremonia Con El Diablo
2. Sangrada Cruz Invertida
3. Poseido Por El Diablo
4. Escupe La Maldita Cruz
5. Templo De Lucifer
6. Inmortalidad Diabolica
7. Dios De La Eterna Obscuridad
8. Demonios Del Eterno Infierno
9. Consagracion De Sathanas
10. Sangre Malefica
11. Sadico Sacrilegio Nocturno
12. Morboso Metal
13. Deathrash (Sarcofago cover)/Outro

11/20

En forte amélioration coté pochette, la 3eme prod des chicanos satanistes s'est fait attendre 4 ans... Sans etre transcendantal, le groupe dégageait une ambiance bestiale, certes orthodoxe, qui m'avait botté sur leur album précédent, chroniqué dans ces pages. Moins ronflante que sur « cojete... » la production sonne sans doute plus raw/aigue et les guitares accrochent plus les oreilles, ce dont je ne suis pas le plus grand fan. Parfois bourdonnantes, on distingue un peu moins les quelques variations et dissonnances qu'offrent quelques riffs (ça fait beaucoup de quelques mais on parle de black metal... Ici c'est pas Florence pendant la renaissance merde !). Les gars arrivent meme à rendre la reprise de "Deaththrash" de Sarcofago moins fine que l'original !

Forcement rapide, le groupe n'a plus ces quelques surracélérrations rappelant, avec un son différent et sans ce vocaliste à chié, un peu le Mayhem du « wolf lair's abyss ». Malgré quelques riffs installant une ambiance on est dans la poutrade ultra classique, genre 1er Impiety en moins mal produit ou Black Witchery (en moins chiant je vous rassure) et evidement un peu Beherit voir plus souvent Archgoat ou Sarcofago. L'album reste un peu trop émaillé de choses moyenne,s que la sauvagerie insufflée dans l'interpretation (et les vocaux de Tomas), ne sauve qu'à la première écoute. Le 5eme titre par exemple est super cliché et malheureusement ça arrive un peu trop pour que la sauce prenne. On se dit que le groupe gagnerait à ralentir plus. Par contre pour fracasser ça fracasse mais j'eu préféré retrouver plus de climats morbides sur riffs lents...ou de trucs comme "Immortalidad diabolica".

D'un autre coté ce type de style linéaire, soit on accroche soit on lache. Pour le coup le groupe a pondu peut etre plus de titres mais plus pauvres ce qui est dommage car régulierement un riff bien sauvage réveille nos plus mauvais instincts (le 6eme titre est dantesque meme si bateau) et il eut peut etre fallu que le groupe soit plus selectif dans son processus d'écriture (et qu'ils larguent les quelques solis foireux) pour mieux servir leur blaspheme. Et pour le coup en 4 ans, je pensais qu'ils auraient eu le temps. Si la folie est là, l'album ne tient pas la longueur et ne passera pas plus de quelques écoutes alcoolisées. Mais n'était-ce pas le but après tout ? Morbosidad fait du Morbosidad...basta