MANDATORY - Exiled in pain - 2009 (Obliteration)

Tracklisting:
...Where They Bleed :
1. Intro
2. ...Where They Bleed
3. Crypta Crawler
4. Obscure Mortification

Curse of the Undead :
5. R.I.P (Rest In Pieces)
6. Disemboweled And Devoured
7. Curse Of The Undead
8. Flesh Possessed

Divine Destruction :
9. Divine Selection
10. Exelution
11. Dawn Of Destruction
12. Eyes Of Apathy
13. Into The Fires Of Hell
14. Sweet Revenge

Beyond the Veil :
15. Day Of Carnage
16. In Torment

Unreleased Bonus Tracks :
17. Mangled To Shreds
18. Left For The Tomb
19. Slaughter of the Innocent (Repulsion cover)
20. Cross Me Fool (Razor cover)

12 / 20

Nos amis allemands réunissent sur ce release 4 démos, 2 inédits et 2 reprises, le tout en ordre chronologiquement inversé.

On démarre sur « ...where they bleed », sur lequel Mandatory affiche encore plus clairement ses influences Suédoises, tant au niveau du mordant des guitares que bien évidement des compositions en appelant à Grave, Dismember, Edge of sanity, Nihilist, Cemetary et Unleashed. Déjà après l'intro je m'attendais à entendre un bon gros « dead forever » éclater mais non c'est un riff morbide issu droit de l'école Finlandaise (autre influence) qui nous attaque les esgourdes. Le son est ample, et si le tout en appelle à la vieille garde, on ne tombe pas dans le rétrograde. Si ce disque m'a globalement botté, reconnaissons une originalité touchant le zéro absolu (« crypta crawler » et son refrain à la Grave, « obscure mortification » et son coté edge of sanity etc etc etc).

A coté, « Curse of the undead » est une démo plus brutale, aux influences un peu plus US avec un travail au lead assez réussi dans la pure tradition. Pas de différence majeure avec « ...where they bleed », en dehors de cet aspect plus agressif.

La démo « divine destruction » est présentée dans un ordre revu et on note de suite la voix, moins épaisse, et plus proche de Marc Grewe de Morgoth. On note aussi de suite des riffs moins inspirés, et plus influencés « Cursed » toujours de Morgoth, groupe dont je n'ai jamais été un grand fan même dans sa période "culte" (« eternal fall/resurrection absurd») très lourdement influencée par Death. Une tentative de son de gratte proche du 1er cemetary, moins réussi sauf pour le coté j'entends le médiator qui grattouille. On sent aussi un coté plus Asphyx dans ce « divine destruction » tout aussi bateau que les 2 démos suivantes mais passant moins bien.

Les 2 titres issus de la 1er démo, « beyond the veil », s'avèrent un peu plus réussis avec un son plus raw qui ravira les amateurs. Les 2 inédits sont en fait les chutes d'un album avorté dont les ¾ des titres ont finalement atterri sur le mcd « divine destruction », dans la même lignée, un death od school assez farouche mais pas remarquable, ça bastonne par contre un peu plus dans l'esprit des démos de Nihilist. Les 2 reprises tapent bien, surtout celle de Razor.

Si l'esprit est proche de Deathevokation, le style est moins melo/katatonia-ifiant et plus varié, notamment plus brutal. La qualité va en diminuant au long de cette compil, le dernier mcd en date «...where they bleed » étant le plus réussi. Au final, encore un groupe revival du bon vieux death suédois. Mais là où Repugnant, Verminous et Kaamos ajoutait une touche de personnalité (rage morbide pour les 2 premiers), force est de constater que Mandatory peut se prendre comme un tribute band (disque de fans pour fans). Le tout avec un design nous projetant à la grande époque. Très bien fait, je me suis surpris à écouter les deux premières (dernières en date donc) démos en boucle (8 titres) en sirotant des bières, mais j'ai conscience des limites de la chose d'où une note plafond. Car tout aussi bon que soit cet élève, force est de constater qu'il ne dépassera jamais le maître.