Glukom synod - Spirit Kleptomania (Remix Whore) EP - 2009 (Powder sniffer recs)

Track-listing :
1. Praying Mantis v1.0.2
2. Submissive Meathook Posture (Remix of Noiscore Freak)
3. Squirk (Remix of Whourkr)
4. A Brutal Orgy Of Flower Pot Violence
5. Quagmire Zigzag Convulse
6. G.o.a.t.s
7. Gnomus (Remix of Mussorgski)
8. Hospital Of Greed (Viral Incrustation Mix)

16/20

Attention, projet nocif et notoirement déjanté... Poursuivant dans la veine du précédent release longue durée 'Ogre', ce nouvel effort voit la tête pensante Gab (gourou de l'under-underground death métôle) aller plus loin vers plus de structure et de dynamique, devenant plus accessible par la même occasion, ce qui est franchement une bonne nouvelle pour les béotiens de la musique électronique tels que moi. Les précédentes sorties de GKS étaient souvent de pures décharges de bruit certes contrôlé, mais pas moins sans concession à toute forme de mélodie, devenant parfois même hostile (comme sur 'Uczulony' sorti en 2006 ou son successeur 'Androjungleous'). Ce que nous avons maintenant est un assemblage plus abouti de sons électroniques, toujours inspirés par Skinny Puppy, qui d'une manière typique de GKS vous hypnotisera avec des breaks à tendance ambient, presque doux, avant de vous arracher tripes et cervelle une microseconde plus loin, avec les sons les plus agressifs et affreusement difformes qu'on puisse imaginer, le tout délivré à des tempos d'épileptique. Si le but de Gab était dans un premier temps de faire sa propre version d'un groupe de brutal death avec des samples et des sons indus en lieu et place des instruments traditionnels, et y étant à peu de chose près parvenu sur 'Ogre', il a en même temps élargi ses horizons pour lorgner vers d'autres territoires musicaux propices à l'extrémisme. Cet EP voit en effet GKS déconstruire plusieurs groupes ou projets underground tels que Noisecore Freak (le seul que je connais un peu), mais aussi une pièce classique par Mussorgski, ce qui est plutôt inattendu mais fonctionne bien la plupart du temps, tout en ajoutant encore un peu de variété à ce qui est déjà de loin le release le plus varié, donc accessible de GKS.

Donc pour savoir si je le recommanderais ou pas à un inculte de la révolution industrielle ou à un taliban du death/grind/autre metal extrême, c'est finalement un franc "oui", à condition de s'intéresser et rechercher véritablement l'extrême en matière de musique. GKS est comme un KMFDM qui aurait mariné dans une culture souterraine death et grind, agrémenté d'étranges moments "planants" ici et là, le tout élevé à un nouveau niveau d'intensité. Et non, vous ne pourrez pas danser dessus.