Grave Upheaval - - 2013 (Nuclear War Now)

Track listing :
7 titres

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Un indice: la cover est une bonne version visuelle de la musique.

Oscillant dangereusement mais jubilatoirement vers le death le plus carverneux, sous terrain et gras, Grave Upheaval livre ici un full length. Avant même l’écoute, le défi semble grand, tant le style de GU s'avère ultime et monolithique. Comment le groupe va t-il s’en sortir pendant 40 minutes sur la base de riffs telluriques, le tout servis par un son de gratte façon coulée de boue épaulée par une lointaine batterie ? De base ça s’annonce dur et soit c’est le coup de génie soit c’est l’album reposant sur un attitude et un style uberkult...et donc creux.

Pas simple hein ?

Autant le dire, on est pas dans le coup de génie. Soit on aborde l’album comme un disque d’ambiance, à l’instar de trucs à la Sunn O))), et alors GU livre quelque chose de sombre et toujours ultime. Du dantesque, du bas de plafond, un «Onward To Golgotha» au carré, un truc qui vient du tréfonds des entrailles de la terre. Si on est plus regardant, on critiquera que, bien trop souvent, tout repose sur cette ambiance, certes excellente, et ce son ultime...mais ne suffisant pas à masquer un album un peu facile, inconstant et parfois inconsistant. Si GU manie plusieurs tempo et cache quelques dissonances de bon aloi, on finit par se demander où tout ceci va bien pouvoir nous mener. On finit aussi par regretter que le groupe ne produise pas de titres plus construits ou faisant plus de sens à l’instar de la démo. Les riffs rapide sont plus des déflagrations que quelquechose de discernables. Le 3eme titre illustre bien tout ceci, on débute sur un martèlement gras n’induisant que le mal de crâne, suivi d’un riff lourdingue que seul le son dantesque permet d’apprécier tant ce n’est pas gégéne. Ce riff accélère ensuite pachydermiquement et la voix horrifique apparait et tout est dit. Il faut attendre la fin de l’album pour que le niveau monte. Le 5eme titre est plus intéressant de par les voix quasi «mantrique» montrant bien qu’il faut prendre ceci pour ce que c’est: un disque d’ambiance. Le 6 monte d’un cran car mieux amenée et offrant plus de variations. Tout comme la 7 qui apporte un peu de nouveau avec presque une mélodie en ouverture et plus de texture dans les riffs (mais bon 9 minutes ...un peu long).

Tout n’est pas mauvais et pris comme un album de drone (à savoir à écouter en boucle) on finit par apprécier. Apres tout, avec un style aussi jusqu'au boutiste, il n’est pas déconnant de sortir de la case metal pour entrer dans la case drone/ambiant. Mais il n’y a donc bien souvent pas assez derrière cette opacité pour hurler au génie et je conseillerais donc plutôt le split avec Manticore ou la demo. Le line up se cache aussi derrière Impetuous Ritual et si on prend cette information en compte, le jugement de ce realse sera plus dur car Impetuous sans être aussi caverneux sait livrer ce type d'ambiance mais bien plus encore. L'album de GU n'en prend donc que plus les allures d'une étude de style plutôt dispensable.