DEEDS OF FLESH - Mark Of The Legion - 2001 (Unique leader)

Tracklisting:
01. Cleansed by Fire
02. An Eternity of Feasting and Brawling
03. Mark of the Legion
04. Spewing Profligacy
05. Fulfilled in Warfare
06. Contest of Wills
07. Master of Murder
08. Ideal Genocide
09. Drink the Blood

16 / 20

Dur dur pour un groupe qui s'est autant distingué dans l'ultra-brutalité sur ses premiers méfaits, de se démarquer et d'évoluer un tant soit peu par la suite. C'est pourtant le challenge qu'a relevé Deeds Of Flesh, avec le fabuleux 'Path of the Weakening' et plus encore avec ce 'Mark of the Legion', qui en est la suite logique. Le groupe qui avait trouvé une niche jusque là vacante sur Path... s'est depuis confortablement installé dans son style death ternaire et guerrier, presque wagnérien. La tendance est très poussée sur les excellents 3 premiers titres que j'ai presque envie de qualifier de viking brutal death (clin d'oeil aux origines scandinaves d'Eric Lindmark ?) et qu'on retrouve périodiquement par la suite. Outre un penchant un peu plus prononcé pour la mélodie à la façon des grands maîtres old school de la fin des 80s, la nouveauté est surtout à chercher au niveau de la prod des guitares qui sont désormais très précises et tranchantes. On s'éloigne de Suffo pour se rapprocher de Deicide. La batterie maintenant légèrement en retrait permet à la basse de reprendre ses droits. Du coup la double fait moins marteau pilon qu'avant et perd par la même occasion un peu de son naturel... dommage mais bon rien de rédhibitoire pour le moment. Musicalement, le groupe continue de fusionner ancienne et nouvelle écoles, avec encore un peu plus de mélodie dans ses riffs. La marque de fabrique du groupe, pour rappel des morceaux à tiroirs avec des riffs partout, est toujours présente. Bien que plus ambitieux que son prédécesseur, dans un sens, l'impression la plus nette est quand même une plus grande accessibilité. Est ce le rendu plus "sage" de la batterie et des voix parfois limite effacées, le côté très propre des grattes, l'influence old school un peu plus marquée ? Sûrement un peu de tout ça... Toujours hyper dense mais un rien moins intense peut être... Fort heureusement pour les extrémistes le trio continue de distiller des riffs bien barbares et super efficaces comme sur Ideal Genocide, l'intro de Master Of Murder, le génial instrumental Drink The Blood... de toutes façons et comme d'habitude c'est un skeud à écouter longtemps et souvent, pour en découvrir la multitude de détails forcément indigérables en une première écoute... les quelques accroches mélodiques étant là pour relancer la machine sans l'édulcorer, loin s'en faut. Deeds of Flesh a semble t-il définitivement gagné ses galons de grosse machine de guerre du death US à la seule force de ses compositions destructrices et dominatrices (oh oui), une fois de plus unique en leur genre. Un tour de force en soi.