CANNIBAL CORPSE - Vile - 1996 ( Metal Blade )

Tracklisting:

1. Devoured By Vermin
2. Mummified In Barbed Wire
3. Perverse Suffering
4. Disfigured
5. Bloodlands
6. Puncture Wound Massacre
7. Relentless Beating
8. Absolute Hatred
9. Eaten From Inside
10. Orgasm Through Torture
11. Monolith

17/20

Enfin ! ! ! Enfin Cannibal Corpse bénéficie d'une production digne de ce nom signée Scott Burns (comme quoi tout arrive). Un événement n'arrivant jamais seul, le groupe s'étant séparé de son mythique chanteur Chris Barnes, accueille George " Corpsegrinder " Fischer (ex monstrosity) pour le remplacer. Ces changements de taille vont-ils permettre au groupe de sortir enfin l'album que l'on sent venir depuis quelques temps et qui ne vient jamais ? Hé bien oui ! En tout point excellent ce "Vile" écrase à peu près toute la concurrence et nous balance une énorme claque prenant ici la forme d'une grosse tranche de death metal brutal, technique que le groupe maîtrise parfaitement et exécute avec une précision incroyable. Les riffs sont tranchants comme des lames, d'une efficacité redoutable et chaque seconde qui passe nous laisse à croire que Cannibal Corpse est en état de grâce. En effet, le groupe devient unique au même titre qu'un Slayer ou qu'un Morbid Angel et s'impose tout simplement comme l'un des tout meilleurs death metal band. Les morceaux de bravoures ne se comptent plus sur cet album tant chaque titre pourrait être un hymne à la brutalité maîtrisée et domptée par des musiciens devenus de fins techniciens. Tous connaissaient leur sujet sur le bout des doigts et enchaînent les plans avec une facilité et une cohésion déconcertante. La paire de guitariste Owen/Barret se laisse même aller à quelques duels de 6 cordes ("Devoured by Vermin", "Absolut hatred") et leurs solos font mouche à tous les coups. Que le groupe évolue dans la brutalité pure ou dans une lourdeur plus vicieuse ("Bloodlands") il reste constant dans la perfection et n'oublie jamais de placer un refrain assassin qui vous perforera les neurones.
Seul petit point faible, le chant. En effet, et même si beaucoup pensent le contraire, je reste persuadé que Georges Fischer n'est pas le vocaliste idéal pour ce groupe, sa voix manquant à mon sens de puissance et de relief.
Cannibal Corpse s'est bonifié au fil des années et semble avoir atteint son apogée sur cet opus d'une qualité irréprochable servi par un son clair, puissant et très dynamique offrant une nouvelle dimension (tant attendue) au groupe.