CANNIBAL CORPSE - Butchered at birth - 1991 ( Metal Blade )

Tracklisting:

1. Meat Hook Sodomy
2. Gutted
3. Living Dissection
4. Under The Rotting Flesh
5. Covered With Sores
6. Vomit The Soul
7. Butchered At Birth
8. Rancid Amuptation
9. Innards Decay

13/20

Voici l'album dont la pochette particulièrement réussie fit scandale et propulsa le groupe sur le devant de la scène death metal (voici un bon filon qu'il ne faudra pas lâcher…).
Le contenant ayant provoqué l'impact escompté, restait à voir si le contenu allait être aussi efficace. C'est là que les choses deviennent beaucoup moins simples, car même si le groupe fait illusion sur les premiers titres de l'album, permettant de constater que la voix de Chris Barnes est devenue beaucoup plus grave et de ce fait bien meilleure, et que le groupe pratique un death metal résolument brutal posant même l'une des pierres angulaires d'un style bestial, essentiellement construit sur un incessant pilonnage rythmique et dénué de toute forme de mélodie, l'ensemble fini par devenir extrêmement lassant, donnant l'impression désagréable d'écouter le même titre en boucle. Ceci est en grande partie du au batteur Paul Mazurkiewicz (ouf !) dont le jeu est à peu près aussi passionnant qu'un épisode de Derrick ! ! ! Là où le rôle du batteur consiste à donner du souffle et du rythme à un morceau, lui au contraire, l'étouffe totalement. Servi par une superbe production de merde signée Sott Burns (décidément ! ! !) réduisant à néant l'effet que pourraient produire certains riffs plutôt bien sentis, "Butchered at Birth" renferme néanmoins quelques moments extrêmement intenses souvent liés à un ralentissement du tempo, le groupe pouvant alors devenir méchamment puissant et terrasser du même coup l'auditeur même bien préparé ; malheureusement ces éclairs de génie se font rares et le groupe repart trop vite dans son pilonnage infernal emmené par ce batteur évoquant sérieusement le lapin de la pub Duracelle…tac tac tac tac tac tac tac…
Cet album est hautement respectable pour son statut de co-fondateur d'un style (avec entre autre la 1ère offrande des divins Suffocation), mais n'est assurément pas à classer sur sa valeur pure parmis les meilleurs opus du genre.