CAULDRON BLACK RAM - Slubberdugellion - 2010 ( Weird Truth )

Track Listing :

1. Seadog Assassins
2.Black market trade of whore and blade
3. Blunderbuss
4. Rats
5. Satanic whores in bestial brothels
6. Haphazard divulgence of olde evil
7. Black douglass
8. Flee the graven claw
9. The cave

17/20

Sans rentrer dans des généralisations hâtives, les groupes Australiens ont souvent une patte bien à eux et Cauldron Black Ram (CBR) ne déroge pas à la règle. Composé de membres sessions de Portal, jouant aussi dans Martire, Misery's Omen, Tzun Tzu ou encore Denouncement Pyre et Mournful Congregation, CBR n'est pas un groupe de novices et cela s'entend. Non qu'on n'ait à faire à un truc ultra technique ou stérilement pro, mais plutôt dans le sens où c'est bien fait. CBR a clairement un sens de la dynamique, du songwriting. Assez dur à cerner coté influence, alors même que c'est n'est pas fondamentalement original, CBR arrive à créer tout au long de ce LP un feeling qui lui est propre. CBR n'hésite pas non plus à sortir des sentiers battus, et en ce sens ne livre pas un bête album de death old school, tout en évitant l'écueil d'en faire trop. Si il faut citer des noms de groupes, alors je reprendrais ceux très justement mentionnés par CBR : Grand Belial's Key, Celtic Frost, (old) Bolt Thrower, Divine Eve (donc Celtic Frost !), Hellhammer, Root, Order From Chaos, (old) Carcass, Autopsy, (old) Deceased, Mortuary Drape.

Résolument death metal, tendance lourd, CBR n'en cultive pas moins des coté doom, black (la voix surtout) et thrash (un coté « entrainant » et quelques refrains). Simple mais pas simpliste, les musiciens fourmillent de petites idées/arrangement efficaces s'avérant être plus que des gimmicks. Voguant dans la galaxie Stargazer et autres Shackles, CBR a je le répète clairement un bon sens de la composition et a réussi à pondre un album un peu atypique et finalement assez riche qu'on écoute d'un seul tenant avec plaisir...presque un concept album de ce point de vue là. La maturité est donc la clé de ce release, les compétences des zicos sont mises à profit des compos qui, mises bout à bout, ont un certain coté narratif. Le tout servi pas un son épais et authentique.

Il a donc fallu 6 ans à CBR pour livrer ce 2eme album, restant dans la droite lignée de Skulduggery (2004) et c'est peut être le seul reproche que je pourrais faire.en dehors du fait que ces 35 minutes sont trop courtes pour moi.