ARDITI - Omne Ensis Impera - 2008 (Equilibrium)

Tracklisting:
1. Omne Ensis Impera
2. Der Angriff geht weiter
3. Decisive War
4. Perseverance is all
5. Profound Truths
6. Sons of God
7. Onwards !
8. Cladem Nescimus
9. Endkampf

15/20

J'ai un peu conscience de ne pas forcement commencer là où il faudrait mais si il fallait que TSOTL soit un manuel pour chaque style abordé on ne va jamais s'en sortir. De plus je ne suis pas le plus qualifié pour parler de ce (petit) courant dans lequel s'illustre les suédois d'Arditi.

Monté par la tete pensante de Puissance, groupe qui m'a marqué le temps d'un superbe titre 'ligth of a dead sun' (sur « Mother of disease ») mais un peu trop synthétique avec passages cul cul larmoyant ou parfois cette voix filtrée du plus mauvais effet. En clair Puissance me gave !

Arditi, du nom des forces spéciales de l'armée Italienne de la première guerre mondiale, s'inspire clairement de la guerre pour distiller une musique martiale. Tour à tour guerrière ou funéraire, le groupe livre de véritables marches. Sur bases de claviers, la musique d'Arditi est orchestrés, instruments à cordes, tambours... toujours ces choeurs fantomatiques (merci in slaugther natives), parfois ces cris de foules, parfois ces voix façon discours en arrière plan. Le tout sonne sur cette album, masterisé par Norvargr (toroidh, entre autres), plus organique, leché et puissant que sur leur release précédent « Standards of triumph ». Par contre il manque un morceau de la trempe de « that day of infamy » ou une marche à la « Deathmarch »... sans pour autant que le style soit différent. Si les releases précédents vous avez plus allez-y. Dans l'autre sens soyez plus prudent par contre.

Si les titres sont tour à tour menacant, mélancoliques, contemplatifs, grandioses et puissants, il n'en reste pas moins que, tout relativement riches que soit les orchestrations, chaque titre tourne autour d'une ou 2 idée de base. D'où un certain coté répetitif qui comme sur les autres releases du groupe, et en général, selon moi, pour ce style rend une écoute integrale concentré un peu dure.

Arditi par contre, sans Sophia, Puissance, certaines orientations (musicales) du Der Blutharsch des débuts ne serait pas grand chose. Sans qu'In Slaugther Native exhale le meme feeling, le suédois avec ses percussions explosives et son ambiance fin du monde a joué un role comme souvent puisque pionnier de l'industriel disons symphonique. On pense assez directement à Sophia ou aux dernier Toroidh, quoique Arditi soit moins brumeux et façon bande son que Toroidh. D'ailleurs le pere Nordvargr est aussi responsables des arrangements de deux titres.

Comme souvent dans le neo-classique (ou le neo-folk) et tout ce qui a un coté martial, l'imagerie va avec. Potentiellement rebutante de base pour tous les pacifistes (sans ironie), on peut aussi s'interroger sur de véritables ambiguités de cette fascination guerriere et pour la période sombre de l'histoire d'Europe. Pour ma part je comparerais les évocations musicales des suédois à celle des peintres inspirés par la guerre pour son coté puissant dans la gloire et dans la folie. A prendre en spectateur des heures sombres...