ANENZEPHALIA - Ephemeral dawn - 1995 / 2007 (Tesco Organisation)

Tracklisting:
1.Beneath The Shroud
2.Regime
3.Kachexie
4.Infernal Wake
5.Thaum
6.Abiding Broadcast Contamination
7.Genealogy Of Disease
8.Liebombast
9.Schockwelle: Krisis
10.Ultra Fear Perception
11.Coroners Eyes (Global Obsequies)

Reedition de la sortie de 1995, ce release contient des titres enregistrés de 1992 à 1995 par ces piliers de la scène industriels allemandes. Enregistrés live, les titres contrastes avec ceux qui nous sont infligés dans la douleur de la sortie chez Death Factor. Cette dernière, chroniqué par ailleurs, contient un power electronic, certes hypnotiques, mais très agressifs pour les oreilles et le cerveaux.

Si Anenzephalia est toujours pourvoyeur d'un industriels froid et abrasif, c'est ce coté plus hypnotique, que je prefere, qui prend le dessus sur ces enregistrements compilés et nommés « ephemeral dawn ». Si la « shock value », pour parler poli (ou la racole pour ceux qui n'aime pas) est moins présente que chez Genocide Organ, que la tete pensante de Anenzephlia a rejoint il y a un bout de temps, il n'en reste pas moi que c'est tout aussi joyeux. Et à la limite tout est résumé dans la phrase ornant le booklet :

« Here the dream dies ! Dominated by the obsession of power and lust, led by unwritten rules from clinical birth to clinical death. Ask the epiteth of god ! It is still deception. No ideology, no progress, NOTHING. The world smothered in absurdity »

Bref pas d'espoir, pas de sens à la vie... De là Anenzephalia n'a pas vraiment de sens non plus. On a droit à une suite de paysages durs sur lesquels souffle un vent analogique brulant. Des sons corrosifs viennent parfois vous faire saigner les oreilles à force de répetitions. Les voix ne donnent pas de caractere plus humain, à la limite c'est pire (« schockwelle : krisis ». Les titres les plus calmes, comme « Beneath the shroud », ou les pulsations de « kachexie » ou celles de « coroner eyes » (aussi appelé obséque globale et qui servirait parfaitement à un rituel du type) sont inquiétants au possibles. On en vient à etre content de se faire purifier le crane avec des choses comme « Infernal Wake » et sa lente montée infernale ou « abiding... » et ses bourdonnements.

Assez morose, l'écoute souffre de quelques bas sur des titres, qui surement efficace en live, s'averent assez austeres. Certains titres aurait mérité d'etre plus court (« liebombast ») mais c'est l'aspect rituel du live qui explique tout. Pour autant, assez obsedant, je me suis une fois de plus pris à l'écouter regulierement, voir plusieurs fois d'affilée. Je dois avouer que Anenzephalia trouve en moi une certaine re(ai ?)sonnance.